Comment les zones humides contribuent à dépolluer les milieux aquatiques ?

155  Un article de France Nature Environnement, le 29 janvier 2016.

Commentaire : La zone d’activité Saint Laurent à Anor, endroit choisi par la société Jeferco pour installer l’ex-future usine à polluer, comprend deux grosses zones humides. Et la mairie est forcément au courant puisque ces zones humides ont été répertoriées dans le projet de plan local d’urbanisme (PLU) dont l’enquête publique s’est déroulée en janvier dernier. Jeferco va rejeter les eaux de pluie pleines de poussière de bois dans un fossé, d’après l’étude d’impact. En réalité, ce fossé est le ruisseau St Laurent qui traverse les deux zones humides avant de rejoindre le ruisseau d’Anor et de se déverser dans l’Oise. Chacun jugera !!

Aires de rencontre entre l’eau et la terre, les zones humides regorgent de bienfaits tant pour la biodiversité que pour l’homme. Des services trop souvent ignorés sur ces territoires constamment grignotés par l’urbanisation ou encore l’extension de terres agricoles. Parmi ces services, la dépollution des milieux aquatiques. France Nature Environnement fait le point sur la question.

Nitrates, pesticides, phosphates… ces milieux aquatiques qui débordent de pollutions.

Certaines pratiques agricoles, industrielles ou encore touristiques deviennent trop souvent sources de pollutions pour nos mieux aquatiques. Ainsi, 90 % des rivières en France sont contaminées par les pesticides, et 90 % de ces pesticides proviennent de l’agriculture, ce qui représente environ 80 000 tonnes par an. Et les rivières acheminent chaque année jusqu’à la mer 570 000 tonnes d’azote excédentaires. La mer n’est pas la seule victime de ces pollutions. Nitrates, phosphates et pesticides s’infiltrent également dans les nappes d’eau souterraines. Des nuisances qui posent de multiples problèmes pour les citoyens : risques de contamination de l’alimentation, coûts de traitement, augmentation du prix de l’eau… D’un point de vue strictement économique, le surcoût et les pertes financières dus à ces pollutions diffuses est estimé entre 1 110 millions et 1 680 millions d’euros par an.

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Face à ce fléau, France Nature Environnement milite avant tout pour réduire les pollutions à la source. Seulement, force est de constater que les milieux aquatiques sont encore loin d’être épargnés par l’activité humaine. Ces méfaits pourraient être réduits en préservant les zones humides ou en les reconstituant, si par malheur elles ont été détruites. Car ces dernières possèdent, dans leur éventail de bienfaits, un super-pouvoir : celui de dépolluer les milieux aquatiques.

Les zones humides, un dépollueur naturel

En effet, une zone humide fonctionne comme une zone tampon, un filtre naturel. La flore et la faune qu’elle abrite constituent un écosystème particulièrement fascinant. Grâce à des processus physiques, géochimiques et biologiques, leur travail conjoint réduit les pollutions engendrées par les métaux lourds, nitrates, pesticides ou autres éléments chimiques. Les polluants sont soit piégés, soit transformés, ce qui contribue à purifier l’eau. Un service loin d’être négligeable. Certains acteurs n’ont d’ailleurs pas peur d’en profiter en menant des expériences en France et dans le monde avec des résultats saisissants.

L’article complet est ici.

 

A propos Jazz Man

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