Réchauffement climatique : le monde s’éloigne toujours plus de son objectif

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Un article de L’OBS, le 27/11/2018.

L’ONU rend un rapport alarmant sur le réchauffement climatique. Encore un.

 

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Pour respecter l’Accord de Paris sur la maîtrise du réchauffement climatique, les pays devront tripler leurs efforts. C’est la conclusion d’un rapport annuel sévère rendu par l’ONU mardi 27 novembre, et qui souligne le fossé grandissant entre entre les émissions de gaz à effet de serre et l’ambition de l’accord conclu en 2015.

Pour garder la hausse du mercure en-deçà de 2°C, les États devront tripler d’ici 2030 le niveau global de leur engagement par rapport aux promesses faites en 2015 à la conférence sur le climat de Paris (COP21), souligne le Programme environnement de l’ONU (PNUE). Et le multiplier par cinq pour ne pas dépasser +1,5°C, stade déjà annonciateur de dérèglements, ajoute ce 9e rapport sur l’action climatique, publié à cinq jours de l’ouverture en Pologne de la 24e conférence mondiale sur le climat (COP24).

Philip Drost, qui a coordonné le rapport du PNUE, explique à l’AFP :

« C’est la nouvelle la plus alarmante : l’écart [entre le niveau actuel des émissions et le niveau nécessaire, NDLR] est plus grand que jamais. »

Les émissions sont reparties à la hausse

En 2017, les émissions de GES sont reparties à la hausse, après trois ans de relative stabilité. Et 2018 devrait connaître la même tendance, avec une augmentation attendue des émissions du secteur de l’énergie (3/4 du total), a déjà prévenu l’Agence internationale de l’énergie.

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Les émissions en 2017 ont atteint un niveau historique, à 53,5 Gt éq-CO2 (gigatonnes équivalent CO2), soit 0,7 Gt éq-CO2 de plus qu’en 2016, souligne le PNUE. Et « rien ne dit qu’elles aient atteint un pic – ce point où elles basculent, de la hausse à la baisse ». Pour rester à 2°C, il faudrait émettre au maximum 40 Gt éq-CO2 en 2030, et 24 Gt éq-CO2 pour 1,5°C. Or si les pays s’en tiennent à leurs actions présentes, sans les renforcer, ils produiront encore 59 Gt éq-CO2 à cette échéance, souligne le rapport, synthèse des connaissances scientifiques.

Selon les auteurs, 49 pays ont passé leur « pic » d’émissions, mais ils ne représentent que 36% des GES mondiaux. Et au total, seuls 57 États (60% des émissions) seraient en bonne voie d’y parvenir d’ici 2030 – si leurs promesses de 2015 sont tenues.

« Comme courir après un bus »

Il y a des progrès : boom des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, actions des collectivités locales dans les transports… Le PNUE souligne le dynamisme du secteur privé et le potentiel inexploité de l’innovation et du financement vert. Mais lutter contre le dérèglement climatique aujourd’hui, « c’est comme courir après un bus », explique Andrew Steer, président du think tank WRI :

« Nous allons de plus en plus vite, nous battons des records, mais le bus accélère, et la distance se creuse. »

Selon le rapport spécial publié en octobre par les experts climat de l’ONU (Giec), le monde doit aussi viser l’objectif 1,5°C et pas seulement 2°C s’il veut se garder d’impacts majeurs, vagues de chaleur, super-ouragans ou calottes glaciaires déstabilisées. Or à ce stade, il court vers +4°C par rapport au niveau préindustriel, à la fin du siècle.

Le PNUE insiste sur l’amélioration de l’impulsion au niveau national et le rôle à jouer par les gouvernements, par exemple via « une politique fiscale soigneusement conçue […] pour subventionner des solutions à faibles émissions et taxer les combustibles fossiles ».

L’article de L’OBS est ici.

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Le gouvernement va verser 20 milliards d’euros de cadeau fiscal au patronat

317Un article de La Relève et La Peste, par Pierre Jequier-Zalc, le 05/12/2018.

L’Assemblée Nationale a adopté, ce lundi, en lecture définitive le versement de 20 milliards d’euros aux entreprises par le biais du CICE et du CITS.

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Le CICE, c’est ce fameux crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi que l’État accorde, depuis le quinquennat de François Hollande, aux entreprises. L’objectif annoncé de cette mesure lors de sa mise en pratique ? La lutte contre le chômage. Ses conséquences réelles ? La hausse des profits des entreprises… « Les évaluations de l’impact du CICE ont été plutôt mitigées, avec des effets positifs sur les marges des entreprises, mais des effets modestes sur l’emploi, et quasi nuls sur l’investissement » résumaient, en octobre dernier, des économistes de L’Institut des politiques publiques (IPP).

Sa mise en place en 2013 avait beaucoup fait réagir. Présenté comme un vaste plan de lutte contre le chômage, le CICE a vite montré son inefficacité, la courbe du chômage, au grand damne de François Hollande et de son gouvernement, ne s’infléchissant pas. Pourtant, l’Assemblée Nationale a adopté, ce lundi, en lecture définitive le versement de 20 milliards d’euros aux entreprises par le biais du CICE et du CITS (crédit d’impôt sur la taxe sur les salaires) pour l’année 2018. Elle a surtout acté la transformation de cette mesure en allègement de cotisations sociales pérennes pour les entreprises.

En effet, les entreprises verront leur charge sur les revenus diminuer à partir de 2019. De 10 points pour des salaires allant de une fois à 1,6 SMIC et de 6 points pour ceux qui montent jusqu’à 2,5 SMIC. L’année prochaine sera donc toute bénéf’ pour les entreprises. Allégement des charges et versement du CICE de 2018. Cette réforme entraînera des « bénéfices très importants en terme de trésorerie pour les entreprises » reconnaît ainsi le ministre de l’économie Bruno Le Maire.

Plus que cela, cette transformation est très couteuse pour l’État. Elle nécessite donc de trouver des recettes dans son budget pour pallier ces dépenses. Et devinez où l’État compte piocher ? Dans les revenus issus de la fiscalité écologique, dont la taxe sur les carburants, la TICPE fait partie… Son augmentation aujourd’hui reportée reste le symbole et le point de départ du mouvement des « Gilets jaunes ».

Comble de l’hypocrisie, ce CICE donne aux banques comme le groupe Banque Populaire-Caisse d’épargne environ 100 millions d’euros. Des grandes banques qui participent massivement aux financements des énergies fossiles, au détriment des énergies renouvelables.

L’article de La Relève et La Peste est ici.

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EDF veut transformer les centrales au charbon de Cordemais et du Havre en déchets de bois ou déchets mixtes

Biofuelwatch.jpg  Un article de Biofuelwatch, de septembre 2018.

La proposition d’EDF de transformer les centrales de Cordemais et du Havre en déchets de bois ou déchets mixtes: un cheval de Troie pour brûler du charbon et du bois de la forêt après 2022 ?

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La centrale à charbon EDF de Cordemais.

Le gouvernement français s’est engagé à supprimer progressivement le charbon d’ici 2022. Pour EDF cela signifierait la fermeture de ses centrales à charbon en France: l’une à Cordemais, dans le département de Loire-Atlantique (capacité de 1 200 MW), l’autre au Havre, en Normandie, (capacité de 600 MW).

Afin d’éviter la fermeture de ces succursales, ce qui engendrerait la perte de deux sources financières lucratives, EDF propose de les convertir en centrales à biomasse et/ou à déchets mixtes. Depuis que la centrale de Provence 4, à Gardanne, a été convertie en incinérateur de copeaux de bois forestier, les impacts sur les forêts et les autres industries du bois suscitent de plus en plus d’inquiétudes. Le gouvernement a déclaré qu’il préférait utiliser la biomasse dans des centrales mixtes (thermiques et électriques) efficaces et de petite taille. Dans ce contexte, il est question de la combustion de granulés fabriqués à partir de déchets de bois, de «déchets verts», y compris de résidus forestiers domestiques, et éventuellement de pastilles fabriquées à partir de déchets mixtes.

Même si elle serait techniquement possible, cette situation serait néanmoins grandement problématique : effectivement, transformer les centrales à charbon en incinérateurs de déchets au lieu de les fermer n’est ni durable ni écologique, et brûler de grandes quantités de résidus forestiers nuit aux forêts ainsi qu’aux autres industries dépendantes de ce bois.

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Toutefois, tel que démontré dans ce topo, il n’est techniquement pas possible de convertir des centrales électriques telles celles situées à Cordemais et au Havre en déchets mixtes en combustion, ni aucun type de biomasse autre que des granulés de bois vierge de haute qualité. EDF a mentionné son désir de brûler des granulés torréfiés ou noirs, faits à partir de déchets de matières premières. Pourtant, malgré des décennies d’efforts de la part de l’industrie et des chercheurs, personne n’a réussi à produire des quantités de granulés torréfiés à une échelle commerciale et n’a pas été en mesure d’exploiter de telles installations sur une base continue. EDF se doit d’être au courant.

Quels types de combustibles peuvent être brûlés à Cordemais et au Havre?

Les deux centrales à charbon d’EDF en France ont été construites avec la même technologie que la plupart des centrales à charbon du monde. Cette technologie est toutefois différente de celle utilisée pour la centrale de Provence 4, à Gardanne, qui s’avère être grandement plus flexible en ce qui a trait au type de carburant qui peut être brûlé [1]. Dans des centrales comme Cordemais et Le Havre, brûler le mauvais type de carburant entraîne la corrosion, l’encrassement et la scorification (c’est-à-dire que les composantes vitales de l’équipement de la centrale se détériorent lentement ou s’obstruent) [2].

Il existe toutefois un inconvénient mineur : les centrales à combustible pulvérisé peuvent assurer la co-combustion de petites quantités de biomasse à partir de diverses matières premières (y compris les résidus agricoles) avec un pourcentage élevé de charbon. Cependant, lorsque la biomasse constitue la matière première unique ou principale, seules des pastilles de bois vierge pulvérisées de haute qualité peuvent être brûlées.

Centrale biomasse de Drax

Centrale électrique biomasse de Drax (GB)

La centrale électrique Drax en Angleterre brûle plus de biomasse que toute autre centrale au monde, avec trois des six unités ayant été converties en biomasse. Cette centrale s’appuie sur les mêmes technologies que celle des centrales de Cordemais et Le Havre, c’est-à-dire qu’il s’agit également d’une centrale sous-critique à combustible pulvérisé. Avant de procéder à la première conversion, les opérateurs, Drax Plc, avaient testé la co-combustion à 50%, puis à plus de 75% de biomasse avec le charbon. Ils ont constaté que la biomasse à croissance rapide, y compris les cultures agricoles annuelles, contenait une forte teneur en sels alcalins et ne pouvait pas être brûlée sans provoquer d’encrassement, de scories et de corrosion, c’est-à-dire en endommageant le matériel.

La seule matière première appropriée était la «biomasse de haute qualité» ou celle dite «propre», qui était «le produit d’arbres à croissance très lente, généralement issus de forêts de pins durables de l’hémisphère Nord, à faible teneur en écorce» [3]. Puisque les résidus de scieries contiennent une très forte proportion d’écorce, ils ne peuvent donc pas être brûlés. Drax incinère des pastilles à partir d’un mélange de bois dur vierge (dont une grande partie provient de forêts côtières riches en biodiversité dans le sud des États-Unis) et de bois résineux vierge provenant de plantations de pins.

Qu’en est-il des granulés noirs que EDF propose de brûler?

Les granulés noirs ont des propriétés qui les rapprochent davantage du charbon que des granulés ordinaires (ou «blancs»). Ils sont également plus denses et secs ce qui les rend moins coûteux à transporter et plus efficaces à brûler. Ces caractéristiques attisent grandement l’intérêt des entreprises énergétiques qui cherchent à utiliser conjointement la biomasse et le charbon ou à convertir des unités de charbon entières en granulés de biomasse.

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Cependant, personne n’a jamais réussi à produire des granulés torréfiés à l’échelle commerciale, même si des chercheurs et des entreprises tentent de le faire depuis plusieurs années. Il est encore plus difficile de fabriquer des granulés noirs à partir de matières premières de qualité inférieure ou mixtes (par exemple, des déchets de bois ou des déchets verts mixtes) plutôt que du bois vierge propre de haute qualité.

Les technologies les plus largement recherchées pour la fabrication de pellets noirs sont :

  1. La torréfaction (parfois appelée «rôtissage») : elle consiste à chauffer la biomasse à environ 250-320° C avec peu ou pas d’oxygène4 afin de réduire la teneur en humidité et de modifier la structure chimique de la biomasse ;
  2. La carbonisation hydrothermale : il s’agit de chauffer de la biomasse et de l’eau sous pression dans un récipient fermé à environ 1 80-250° C.
  3. L’explosion de vapeur : il s’agit de placer de la biomasse dans un récipient à haute pression avec de la vapeur puis de réduire rapidement la pression pour modifier la structure chimique du bois ou d’une autre biomasse.

Chacune de ces technologies est confrontée à de graves problèmes et défis qui n’ont pas encore été surmontés. (…)

La suite de cet article de Biofuelwatch est ici (en anglais)

et téléchargeable ici (en français) : Biofuelwatch – EDF veut bruler du pellet.

 

 

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Condamnation historique d’un navire de croisière pour pollution de l’air

155  Un article de FNE, le 26/11/2018.

Une première en France. Ce 26 novembre 2018, le Tribunal correctionnel de Marseille a condamné le capitaine du navire de croisière l’Azura et son armateur la société Carnival PLC, à payer une amende de 100 000 euros pour avoir dépassé les normes de pollution en utilisant un carburant trop riche en soufre. C’est la première fois qu’un capitaine de navire est poursuivi pour de tels faits. France Nature Environnement était partie civile aux côtés de FNE PACA, Surfrider, et la LPO PACA.

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Une condamnation historique

Pour la première fois en France, le capitaine d’un navire de croisière était poursuivi pour « utilisation en mer territoriale, par un navire à passagers, de combustible dont la teneur en soufre est supérieure aux normes autorisées en matière de pollution de l’air ». Les inspecteurs avaient constaté, lors d’une escale le 28 mars 2018 dans le port de Marseille, que le paquebot avait utilisé un carburant avec une teneur en soufre de 1,68% [1] supérieure aux normes. L’utilisation de ce carburant lui permettait ainsi de réaliser une économie au détriment de la protection de la santé et de l’environnement.

Le Tribunal Correctionnel de Marseille a condamné le capitaine à 100 000 euros d’amende en précisant que l’armateur devra prendre en charge 80 % de cette somme, soit 80 000 euros.

Les navires enfin poursuivis pour l’utilisation d’un fuel polluant !

Voilà trois ans que France Nature Environnement et l’association NABU ont révélé l’importante pollution de l’air générée par les navires de croisière en France en menant l’enquête à Marseille et en Corse.

Partie civile dans ce procès, notre fédération salue cette première condamnation. Elle envoie enfin un signal fort à tous les armateurs et capitaines de navire : leur responsabilité peut être directement engagée, y compris ceux de navires de croisières, lorsqu’ils dépassent les règles fixées contre les pollutions de l’air.

Lors du procès, la défense du capitaine du navire AZURA a tenté d’échapper à la réglementation relative à la teneur en soufre en prétextant ne pas être un « navire à passagers assurant un service régulier » tel que mentionné par la réglementation [2]. Avec cette condamnation, plus de doute quant à l’interprétation des textes, tous les navires de croisière qui font escale en France ou en Europe doivent respecter la limite des 1.5 % de soufre dans leur fuel jusqu’au 31 décembre 2019. Bonne nouvelle pour les passagers et les riverains des ports, cette limite de soufre dans le fuel passe à 0.5 % à partir du 1er janvier 2020.

Pour rappel les émissions soufrées sont extrêmement nocives pour la santé et causent, d’après les dernières études, environ 50 000 morts prématurées chaque année rien qu’en Europe. Du côté de l’environnement, ces émissions participent à l’appauvrissement et à l’acidification des milieux naturels, notamment de l’océan.

L’article de France Nature Environnement est ici.

[1] – Article L.218-2 II du code de l’environnement défini la norme de teneur en soufre à 1,5%
[2] – La directive 2012/33/UE et l’article L. 218-2 II du code de l’environnement
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Landes : gêné par un chêne multicentenaire, il le coupe. Mauvaise idée…

302  Un article de PositivR, par Axel Leclercq, le 26/11/2018.

Une condamnation n’est pas une bonne nouvelle en soi. Mais celle-ci a son importance car elle envoie un message fort : on ne peut pas abattre n’importe quel arbre sans s’attendre à des sanctions.  Dans les Landes, un homme a en effet été condamné par la justice à payer 95 000€ pour avoir coupé un chêne pluricentenaire… Lumière sur une décision lourde et exemplaire.

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L’arbre en question était la propriété d’une famille de Soustons. Son seul tort ? Il empiétait sur le terrain de l’accusé, un chef d’entreprise démarrant la construction d’une maison. En décembre dernier; il a donc été coupé, purement et simplement, tant pis s’il avait entre 5 et 600 ans…

Mercredi 21 novembre dernier, le journal Sud Ouest nous apprenait que le coupable a donc été condamné à 94 850€ d’amendes précisément. 5 000€ pour destruction de biens, 12 000€ au titre de préjudice moral et 77 850€ pour la plantation d’un nouvel arbre. Sommes à laquelle le condamné devra ajouter les frais de justice (à sa charge).

Cette sanction forte pourrait dissuader celles ou ceux qui projetteraient également d’éliminer un arbre sans en avoir le droit. En tout cas, espérons-le. Ainsi, après avoir poussé pendant des siècles, cet arbre ne sera peut-être pas tout à fait mort pour rien.

L’article de PositivR est ici.

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Surtout, ne brûlez plus les feuilles mortes de votre jardin

302  Un article de PositivR, par Axel Leclercq, le 19/11/2018.

Votre jardin est couvert de feuilles d’arbres ? Forcément, c’est l’automne. Vous envisagez de les brûler pour les éliminer ? Normal, c’est tentant… mais ça serait une grave erreur !

Pourquoi ? Parce que c’est inutile, parce que c’est illégal et, SURTOUT, parce que c’est très polluant. Explications.

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À moins que vous n’habitiez une commune privée de déchetterie ou de collecte des déchets verts, rien ne vous autorise à mettre le feu aux feuilles mortes des arbres de votre jardin, nous rappelle Le Parisien. Idem, d’ailleurs, pour tout autre type de déchet vert (herbes, branches, broussailles…)

Contrevenir à ce règlement, c’est s’exposer à une amende de 450€. De plus, vos voisins pourraient légalement vous poursuivre pour « nuisances olfactives ». Bref, d’un point de vue légal, les feux de feuilles sont plutôt à éviter… Mais il existe une raison plus importante à cela : la pollution. Sur ce point précis, voici une statistique effarante révélée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) :

« 50 kg de déchets verts brûlés émettent autant de particules que 9 800km parcourus par une voiture diesel récente en circulation urbaine, 37 900 km pour une voiture essence. »

Autrement dit, si le geste rend le jardin plus net, il est terriblement mauvais pour la planète… et pour notre santé. De toute façon, d’un point de vue écologique et pratique, il y a bien mieux à faire que de mettre le feu aux feuilles ou même de les amener à une déchetterie. On peut par exemple les laisser en tas le temps qu’elles se décomposent. Ça donnera un superbe terreau.

On peut également les utiliser comme désherbant, conseille la RTBF. Il suffit pour cela de les disposer en couches épaisses sur la terre à préparer : cela détruira toutes mauvaise herbe en quelques semaines tout en enrichissant la terre, le tout pour pas un rond (quand même mieux que d’avoir recours à des désherbants chimiques).

Autre usage possible : en faire un paillage anti-gel. La RTBF :

« Beaucoup de fleurs à bulbes et tubercules sont sensibles au froid et méritent une bonne couverture en hiver. »

Pour beaucoup d’entre nous, les feux de feuilles font partie des souvenirs de jeunesse et des joies de l’automne. Pourtant, il faut en finir avec cette habitude. Plus que la loi, c’est la Terre qui nous le demande.

L’article de PositivR est ici.

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La carte des villes où on ne pourra bientôt plus circuler en voiture

302  Un article de Novethic, par Concepcion Alvarez, le 20/11/2018.

Hausse du prix des carburants, péages urbains, limitation de la vitesse à 80 km/h, interdiction de rouler pour les véhicules les plus polluants, centres ville piétons… Depuis quelques mois, le ton se durcit envers les automobilistes. La France est loin d’être un cas isolé. De nombreux États et villes à travers le monde n’hésitent plus à prendre des mesures drastiques pour réduire la pollution et lutter contre le changement climatique. La preuve, carte à l’appui.

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Cinq ans presque jour pour jour après le début de la mobilisation des Bonnets rouges qui avaient réussi à faire plier le gouvernement sur l’écotaxe, les Gilets jaunes ont déferlé samedi 17 novembre sur nos routes et nos ronds-points pour protester contre la hausse des taxes sur les carburants. Et ils promettent de ne pas lâcher. Face à eux, le gouvernement ne fléchit pas non plus.

Le Premier ministre a réaffirmé sur le plateau du « 20 heures » de France 2 que le cap fixé allait être tenu. Face à l’urgence climatique, Paris, Madrid, Londres, Oslo ou encore Rome tentent de mettre fin au modèle du tout-voiture. Un mouvement mondial qui signe la mise à mort des voitures diesel dans un premier temps, puis des voitures les plus polluantes.

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La France s’est engagée à interdire la vente des voitures thermiques en 2040, comme de nombreux autres pays en Europe mais aussi dans le monde. La Chine a ainsi fait l’effet d’une bombe en annonçant l’année dernière qu’elle préparait l’interdiction des véhicules à propulsion thermique dans tout le pays. Le pays qui pèse un quart du marché global des véhicules neufs pourrait faire basculer l’industrie mondiale.

Selon l’Observatoire des mobilités émergentes, présentée le 15 novembre par l’Obsoco (l’Observatoire société et consommation), en partenariat avec le cabinet Chronos, entre 2016 et 2018 en France, le nombre d’utilisateurs quotidien d’une voiture a chuté de 59 % à 50 %. Et plus d’un automobiliste sur deux se dit prêt à repenser son usage de l’automobile, y compris dans les petites agglomérations.

L’article de Novethic est ici.

 

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