Corrèze : la justice donne un coup d’arrêt à l’usine à pellets de Bugeat

  Un article de France Bleu, par Jérôme Edant, le 25/02/2021.

Le tribunal administratif de Limoges a annulé, ce jeudi, l’arrêté préfectoral autorisant la construction d’une usine de production de pellets torréfiés à Bugeat, en Corrèze. Plusieurs associations dénonçaient l’impact environnemental de cette production à l’orée du plateau de Millevaches.

Hangars et stock de souches de bois près de la gare bois de Viam/Bugeat en Corrèze en mars 2018.
© Radio France – Nicolas Blanzat

Le tribunal administratif de Limoges a donné un coup d’arrêt, ce jeudi, au projet d’usine de production de pellets torréfiés porté par la société Somival à Bugeat, en Corrèze, en annulant l’arrêté préfectoral d’avril 2018 autorisant l’implantation de cette usine. Depuis le lancement de ce projet, en 2017, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer l’impact de cette activité sur l’environnement, en mettant notamment à nu les parcelles forestières par l’enlèvement des souches et résidus de bois après les coupes rases dans les forêts locales.

« Un projet décidé et autorisé sur un coin de bureau »

A l’origine du recours, Antoine Gatet, qui représente les associations « Sources et Rivières du Limousin », « Corrèze Environnement  » et « Non à la montagne pellets » salue une victoire de la démocratie environnementale : « Cette décision [d’implanter cette usine]  avait été prise sur un coin de bureau par quelques élus locaux, par le préfet et par un industriel sans aucune participation ou consultation des associations ni de la population. Depuis le début, nous avons joué le jeu pour discuter mais on a jamais eu de réponse à nos questions ou à nos remarques »

Les défenseurs de l’environnement se réjouissent donc de l’annulation prononcé ce jeudi par la justice administrative. Mais ce projet était déjà très compromis par la mise en liquidation  judiciaire de l’entreprise Somival fin 2019.

L’article de France Bleu est ici.

Commentaire

Lorsque ces associations ont annoncé, en décembre 2019, l’abandon du projet CIBV, un commentaire d’Anor Environnement suivait cet article. Il est toujours d’actualité et reproduit ci-dessous :

Anor Environnement se réjouit et félicite les associations Corrèze Environnement, Sources et Rivières du Limousin et Non à la Montagne Pellets qui par leur combat légitime et démocratique ont permis de démasquer ce projet absurde, irréalisable et écocide.

Qu’il nous soit permis de faire le parallèle avec notre lutte, puisqu’à Anor aussi le promoteur défend un projet nuisible et immature, pour lequel les soutiens financiers sont introuvables depuis sa conception. Puisqu’à Anor aussi certains élus, atteints du même déni de démocratie, qualifient les lanceurs d’alertes et les experts de « contre-tout ». Puisqu’à Anor aussi ces mêmes élus critiquent la justice lorsqu’elle les contredit et tentent d’influencer la décision du Préfet avant la signature de l’autorisation d’exploiter.

Nos combats sont nécessaires et indispensables à l’équilibre démocratique tant menacé depuis quelques années. Et lorsque ces luttes permettent des victoires, il faut tous en cœur crier BRAVO !

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