Les éoliennes sont à l’origine de la disparition d’au moins 250 000 chauves-souris par an en France

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Les éoliennes représentent une alternative au nucléaire et aux énergies fossiles. Cependant, leur impact sur la biodiversité n’est pas nul. En effet, leur souffle cause la mort de nombreuses chauves-souris chaque année.

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Les éoliennes, néfastes pour les chauves-souris

Au-delà d’avoir tout simplement le droit de vivre, les chauves-souris sont également très utiles. Elles participent à la pollinisation, au dispersement des graines, à la régularisation des insectes, etc. En somme, elles jouent un rôle important au sein des écosystèmes et sont plutôt appréciées des agriculteurs.

Bien que protégées dans l’Union européenne par la loi directive sur l’habitat, de nombreuses chauves-souris disparaissent. Chaque année, entre 250 et 300 000 de ces animaux disparaissent en raison du souffle des éoliennes. Malheureusement, les chauves-souris confondent les poteaux et les pales avec les arbres sur lesquels elles se posent habituellement.

Les chauves-souris se heurtent parfois aux pales des éoliennes, mais le plus souvent, elles sont décimées par un phénomène nommé “barotraumatisme”. Ce dernier est causé par la pression de l’air changeant brusquement autour des pales. Or, ceci génère une hémorragie interne chez les animaux se situant à proximité. En effet, leurs vaisseaux sanguins ne supportent pas la pression du mouvement des pâles.

Il existe des solutions

Présenté comme une source d’énergie renouvelable prometteuse, l’éolien se trouve donc face à un dilemme. En effet, se pose la question concernant sa réelle compatibilité avec la conservation de la biodiversité. Toutefois, quelques solutions ont été proposées afin de limiter la mortalité des chauves-souris à cause des éoliennes.

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Photo d’illustration

Des chercheurs de l’université d’État du Texas (États-Unis) ont mis au point un système ultrasonique de dissuasion des chauves-souris. Ce même système est capable de générer un champ acoustique ultrasonique entre 20 et 50 kHz. C’est suffisant pour perturber la capacité d’écholocation des chauves-souris et faire en sorte que ces dernières ne s’approchent pas des éoliennes. Par ailleurs, ce système aurait permis de réduire de moitié le nombre de décès lors de sa phase de test.

Plus simple encore, pourquoi ne pas stopper les éoliennes à basse vitesse lors des sorties nocturnes des chauves-souris ? C’est justement ce qu’a proposé l’American Wind Energy Association. En augmentant la vitesse de coupure des turbines, la moitié des décès pourraient être évités, et ce, pour une perte de seulement 1 % de la production d’électricité.

L’article de SciencePost est ici.

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