Le projet contesté d’usine à pellets en haute Corrèze est très fortement compromis

524  Un article de France Bleu Corrèze, par Nicolas Blanzat, le 12/12/2019.

L’usine à pellets torréfiés verra-t-elle le jour en haute Corrèze ? Rien n’est moins sûr pour ce projet contesté, car la société mère qui le porte vient d’être placée en liquidation judiciaire. L’avenir du projet semble ne tenir qu’à un fil.

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Le projet d’usine de fabrication de pellets torréfiés à Viam – Bugeat, en haute Corrèze, est très fortement compromis, pour ne pas dire plus. Car Somival, la société mère de CIBV qui le porte, vient d’être placée en liquidation judiciaire. Son PDG Pierre-Henri Gaudriot l’a confirmé ce jeudi à France Bleu Limousin, après un communiqué diffusé par trois associations d’opposants indiquant que le projet était « abandonné par son promoteur ». 

L’entreprise paye, selon son patron, de profondes divisions avec un investisseur qui compte se retirer du projet mais qui le bloque.  » Il s’agit de la banque des territoires, qui est aussi engagée dans un projet concurrent près de Reims. Nous sommes engagés avec elle dans une quinzaine d’autres projets en France qu’elle bloque. Cela nous a asséchés « . 110 salariés de Somival et de ses filiales, dont deux personnes affectées à l’antenne de Limoges sont en cours de licenciement.

Un jugement à Limoges à venir

Concernant l’usine CIBV de Viam – Bugeat, un administrateur judiciaire a été nommé. Une situation qui ne manque pas de ravir les détracteurs de ce projet polémique. Il visait à fabriquer des pellets à base de souches et de branchages d’arbres. 100.000 tonnes seraient nécessaires dans un rayon de 80 kilomètres pour fabriquer 45.000 tonnes de pellets par an. Les opposantes pointent aussi les nuisances sonores, olfactives, la circulation des camions, l’impact sur la forêt limousine, le prélèvement d’eau dans la Vézère, etc.

Un investisseur pour sauver le projet ?

Ils ont d’ailleurs formé un recours devant le tribunal administratif de Limoges, pour contester l’autorisation accordée par la préfecture de la Corrèze. L’audience est prévue en 2020. Les opposants réclament désormais que  » la justice donne un coup d’arrêt définitif à ce projet «  dont l’infime chance de voir le jour pourrait venir  » d’un investisseur canadien avec qui je suis en contact «  dit Pierre-Henri Gaudriot,  » à condition que la banque des territoires revoit sa position « . Car le projet a aussi des partisans, notamment chez les élus locaux et les restaurateurs des environs. Ils y voient principalement l’intérêt économique qu’il présente sur un territoire fragile en terme d’emplois (une vingtaine d’emplois directs, une dizaine induits).

L’article de France Bleu est ici.

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