Le gouvernement veut autoriser le massacre des petits passereaux : il faut agir avant le 27 juillet

Le Groupement de Défense de l’Environnement dans l’Arrondissement de Montreuil (GDEAM) dans le Pas-de-Calais nous informe d’une consultation publique concernant la chasse de petits oiseaux à la glu ou avec des cages ou encore pendus au collet. Vous pouvez donner votre avis mais cette consultation sera close le 27 juillet !


Le bien-être animal : version gouvernementale !

 N’étant plus à une contradiction près entre les paroles et les actes, le gouvernement persiste à prendre des décisions absurdes et inconséquentes en autorisant plusieurs pratiques de piégeage plus cruelles les unes que les autres pour capturer, dans des conditions d’un autre âge, des centaines de milliers de petits oiseaux pour satisfaire le plaisir de quelques-uns. Comment peut-on déclarer la faune de France en danger et autoriser des pratiques barbares qui aggravent la situation ?

Comment au XXIe siècle, permettre à certains de s’amuser à pendre au collet ou laisser agoniser dans la glu, dans des boîtes, sans discernement, des petits oiseaux de quelques dizaines de grammes ?

Alors que la loi punit de 6 mois de prison et 30 000 € d’amende (article 521-1 Code pénal) les sévices envers un animal domestique ou d’élevage, le gouvernement facilite ceux envers les petits passereaux de la faune sauvage. La France, déjà plus mauvaise élève de l’Europe en matière de protection de la faune, continue ainsi de bafouer les engagements qu’elle a pris !

La consultation porte sur 3 arrêtés pour lesquels nous vous recommandons d’émettre un avis négatif AVANT LE 27 juillet !

Revoir les arguments de la LPO.

 1.  Piégeage de l’Alouette des champs

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L’alouette des champs

Le nombre de couples a baissé d’un tiers depuis 1989 et les hivernants ont perdu 46 % de leurs effectifs en France et 54 % en Europe ! Le ministère prévoit d’en tuer 370 000 par le piégeage en plus des 180 000 habituellement tirées à la chasse ! Un nombre 3,5 fois supérieur à ce que les chasseurs ont déclaré en 2017 !

Invraisemblable surenchère de la part de l’État ! Les cages utilisées n’étant pas sélectives, des passereaux protégés y sont piégés de longues heures avec une issue parfois fatale.

Lien vers cette consultation.

 2. Piégeage des vanneaux et des pluviers au filet et des merles et grives au collet

Vanneau huppé

Le Vanneau huppé.

Le Vanneau huppé est classé sur la liste rouge mondiale, ainsi que sur la liste rouge française, avec le statut « quasi menacé ». La population hivernante de vanneau a perdu 48 % de ses effectifs depuis 2000.

Comment le ministère peut-il, dans ces conditions, en plus de la chasse, autoriser la capture de 2 000 vanneaux supplémentaires ? C’est dix fois plus que le nombre d’oiseaux capturés en 2017-18

Ce sont 20 000 merles et grives (4 fois plus que les prises de 2017) dont le ministère autorise la pendaison ! Cet arrêté dérogatoire autorisant ce dispositif non sélectif est contraire aux règlements européens !

Lien vers cette consultation.

 3. Piégeage des merles et grives à la glu 

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Une grive piégée à la glu. © Chantelat/SIPA

L’arrêté prévoit d’autoriser la capture à la glu de 78 000 oiseaux qui vont agoniser collés par les pattes ou les plumes sur la branche où ils se posent attirés par les baies d’automne. Comment peut-on encore autoriser des gens à prendre plaisir à cette pratique d’une telle cruauté qui voient les petits oiseaux aux plumes arrachées, aux articulations démises qui se débattant dans la glu, épuisés et stressés à mort ?

Cette méthode non sélective touche aussi des oiseaux protégés (mésanges, rouges-gorges, fauvettes…) qui ont peu de chance de survie même s’ils sont relâchés.

Lien vers cette consultation.

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