Sambre-Avesnois : Dans la guerre des patates, les opposants organisent la fronde

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Un article de La Voix du Nord, par Maxime Pedrero, le 19/05/2019.

Réunis ce week-end à Maubeuge, les membres du collectif Bocage Sambre-Avesnois en danger veulent se structurer pour mener une lutte frontale contre ces producteurs belges et néerlandais qui prennent d’assaut les terres agricoles de l’arrondissement.

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Le collectif Bocage Sambre-Avesnois en danger devrait bientôt se constituer en association pour se donner davantage de moyens juridiques. Photo SAMI BELLOUMI – VDNPQR

Passées les premières alertes, sur les réseaux sociaux. Passés les débuts de médiatisation et les premières victoires, les défenseurs du bocage veulent désormais aller plus loin. Agriculteurs directement concernés, citoyens inquiets ou écologistes dans l’âme, ils étaient une trentaine à répondre à l’appel du collectif fondé autour de Fabrice Preux. Une réunion publique organisée ce samedi matin, à Maubeuge, pour fédérer les bonnes idées et se donner de l’élan, collectivement.

Ensemble, ils s’opposent à une pratique qui existe depuis des années mais qui semble gagner du terrain en Sambre-Avesnois. L’utilisation de terres par des producteurs belges et néerlandais pour la production intensive de pommes de terre. « Il n’est pas question de mettre les agriculteurs en cause mais une certaine forme d’agriculture », lance Fabrice Preux en guise de préambule.

Une asso pour mieux lutter

Et pour s’inspirer des bonnes pratiques, les membres du collectif ont invité à leur table un ami belge qui s’oppose depuis des mois à l’implantation d’une usine de transformation de pommes de terre à Frameries (B). Prise de contact avec un avocat spécialisé, création d’une page sur les réseaux sociaux, distribution de tracts aux riverains ou intervention sur les marchés… les bonnes idées ne manquent pas.

Dans la salle des fêtes de Douzies, ce samedi, les inquiétudes individuelles s’agglomèrent. Il y a cette habitante d’Erquelinnes qui s’émeut de la construction d’un hangar pour stocker toutes ces patates et les nuisances sonores qui vont avec. Ou encore ces parents d’élèves d’Anor, inquiets de l’utilisation de pesticides près de l’école de leurs enfants. Derrière ces témoignages, c’est l’envie d’une autre agriculture, plus responsable, qui se fait entendre. Pour continuer à porter cette voie dans le territoire, le collectif entend se constituer en association. Une forme qui lui donnerait davantage de moyens juridiques. « On aimerait avoir des représentants des quatre intercommunalités dans cette association. » La lutte s’organise.

L’article de La VdN est ici.

Et voici le nouveau visuel du collectif, réalisé par Investig’nature.

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