Anor : Contre les pesticides les parents d’élèves favorables à « une action choc »

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Un article de La Voix du Nord, par Alice Bonvoisin, le 27/04/2019.

Ils sont inquiets et veulent le faire savoir. Deux semaines après la parution de notre article sur la culture intensive de la pomme de terre, les parents des enfants scolarisés aux P’tits loups ont décidé de mener «une action choc» pour «protéger leurs gamins contre les pesticides».

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L’association des parents d’élèves de l’école des P’tits loups d’Anor a décidé de réagir. – VDNPQR

C’était il y a quinze jours. Exploitants et habitants exprimaient dans nos pages leur ras-le-bol face à l’arrivée, de plus en plus importante, d’agriculteurs belges et néerlandais venus faire pousser leurs pommes de terre dans l’Avesnois. Parmi eux, une jeune mère de famille dont la petite dernière est actuellement en maternelle, avec près de 90 autres enfants de moins de 5 ans, à l’école des P’tits loups.«À moins de 100 m de la cour de récré, se trouve une parcelle sur laquelle sont régulièrement cultivées des pommes de terre. Et les pesticides qui vont avec.», dit-elle. Un témoignage que l’association des parents d’élèves prend très au sérieux.

«Le problème, ce n’est pas l’agriculteur. Qu’il soit Français, Belge, Hollandais, ça, on s’en fiche, explique ce papa. Le problème, c’est ce qu’il pulvérise là, tout près de nos gamins. On ne sait pas ce que c’est. Mais qu’ils soient autorisés ou non, ces produits phytosanitaires ont forcément un impact sur la santé des petits. Et des adultes, d’ailleurs !»

« On demande à être rassuré »

Au terme d’une première réunion, en fin de semaine, une vingtaine de personnes – des membres de l’association, des parents mais aussi d’anciens agriculteurs et habitants – ont décidé d’une action choc, qui aura lieu dans les prochains jours. Objectif ? «Mobiliser nos élus mais aussi l’opinion publique. Nos enfants sont en danger, nous sommes en danger et il faut agir.» Pour ce faire, les Anoriens ont décidé de faire front avec le «collectif Bocage Sambre-Avesnois en danger», crée par l’Insoumis Fabrice Preux dans le but de dénoncer les effets liés à l’agriculture intensive de pommes de terre. «Nous allons demander ensemble à être reçus par le sous-préfet d’Avesnes-sur-Helpe.»

Un courrier, rédigé par la municipalité d’Anor, a également été envoyé à ce dernier afin «qu’une inspection et/ou un contrôle au titre de la police de l’environnement» soit diligentée suite à «un retournement suspect de prairies» à proximité de l’école. En attendant une éventuelle réponse, l’association des parents d’élèves assure «qu’elle ne lâchera rien». «On demande à être rassuré. C’est aussi simple que ça.»

L’article de La Voix du Nord est ici (abonnés).

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