Aulnoye-Aymeries : La pie-grièche, nouvelle société ornithologique, est née

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Un article de La Voix du Nord, par Yves Desmet, le 14/03/2019.

Une section ornithologique Avesnoise, La pie-grièche, a rejoint le groupe ornithologique et naturaliste (GON) du Nord – Pas-de-Calais.

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Les intervenants du groupe ornithologique et naturaliste du Nord – Pas-de-Calais. Photo La VDN

Une quarantaine de passionnés d’ornithologie se sont réunis en présence de trois animateurs du GON (groupe ornithologique et naturaliste du Nord – Pas-de-Calais). Le groupe est réparti en onze sections, il a été créé en 1968 et compte 560 membres qui couvrent le territoire des deux départements. Chaque section est reconnue par un nom d’oiseau.

Le nom choisi par les ornithologues de l’Avesnois est la pie-grièche, une espèce de passereaux d’environ 18 cm de long. La pie-grièche écorcheur est appelée ainsi suite à sa technique de stockage de ses proies qu’elle déchire en lambeaux et plante sur des branchages pointus qui lui servent de garde-manger. Elle se nourrit d’insectes et de micromammifères (campagnols, musaraignes, grenouilles ou lézards). Cette espèce migratoire vit en général dans les régions d’élevage, elle arrive en début mai et repart mi-septembre. Elle bénéficie d’une protection totale depuis le 17 avril 1981.

Lors de la visite des animateurs du GON, plusieurs pistes ont été lancées : recensement des pies-grièches, des cigognes noires, des busards (dans le Bavaisis) et du faucon pèlerin. Ou encore le maillage du milan royal, l’observation des rapaces diurnes nicheurs et le suivi temporel des oiseaux communs. Le groupe envisage aussi l’étude des chats forestiers, des amphibiens et des reptiles. Les animations sont laissées à l’appréciation des sections, et des formations sont proposées aux participants avec des possibilités de sorties.

L’article de La Voix du Nord est ici.

063-Pie Grièche Ecorcheur

Pie grièche écorcheur

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A propos Jazz Man

Point culminant du département du Nord, Anor (3 300 habitants) se situe à la limite de l’Aisne, de la Belgique et des Ardennes. Notre commune, bocagère et joliment vallonnée, est adhérente au Parc Naturel Régional de l’Avesnois. En juin 2014, un projet "d'unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW, nous intrigue lors de l’enquête publique. Le 18 décembre 2014, le préfet du Nord accorde à la société Jeferco l'autorisation d'exploiter cette usine expérimentale de pellets industriels qui serait destinée à alimenter des centrales électriques utilisant le bois-énergie au Danemark ou en Allemagne. Nous créons un collectif qui devient rapidement l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous déposons un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco, ne trouvant pas suffisamment de bois vert dans le département le moins boisé de France, obtient du préfet un arrêté complémentaire lui permettant d'utiliser des bois de classe B : bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des insecticides, des pesticides, des COV ou des HAP. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter. Début mars 2017, le promoteur fait appel. Le 15 juin 2017, Il obtient un sursis mais ne met pas en œuvre son projet, sans doute consciente des lacunes du dossier. Début juillet 2017, ce promoteur dépose un nouveau projet - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - soumis à enquête publique du 01 au 30 juin 2018. Le 06 août 2018, la commissaire enquêteur publie ses conclusions, son avis et un rapport de 400 pages : AVIS DÉFAVORABLE. En septembre 2018, nous découvrons que le promoteur a déposé en juin 2017 le même projet à Damblain, une commune du département des Vosges. Serait-ce un plan B ? Le 16 octobre 2018, le CoDERST donne un avis favorable au second projet Jeferco. Le 25 octobre 2018, le préfet accorde une autorisation d'exploiter. Et au même moment, nous apprenons que fabriquer du pellet avec du bois de classe 'B', ça ne peut pas fonctionner. Les américains ont abandonné cette technique et aucun exploitant au monde n'a réussi à passer au stade industriel. C'est donc bien une usine expérimentale ! Le 11 décembre 2018, le préfet des Vosges signe l'autorisation d'exploiter : le plan B devient un plan A. Le 28 février 2019, nous déposons une requête en annulation auprès du Tribunal Administratif de Lille pour le second projet. Le 18 mars 2019, à propos du premier projet, le Ministre de la Transition Écologique et Solidaire informe la Cour Administrative d'Appel de Douai de l'obtention, par la Sas Jeferco, d'une nouvelle autorisation préfectorale (qui annulerait la première) pour ce projet d'usine expérimentale de pellets industriels. Le 24 avril 2019, le promoteur dépose un mémoire en maintien d'appel, expliquant que, pour lui, il n'y a pas de second projet mais un acte de régularisation du premier projet ayant un "caractère modificatif ou substitutif". Le 30 mai 2019, nous déposons un mémoire en non-lieu à statuer. Le 06 juin 2019, la Cour Administrative d'Appel de Douai est réunie en audience publique. Le rapporteur public demande le non-lieu à statuer. Ce qui va annuler toute la procédure liée au premier projet. Verdict fin juin, probablement. Ce type d'usine expérimentale et polluante, fonctionnant 24/24, sept jours sur sept, va contribuer à industrialiser nos forêts. Elle n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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