Plus d’un quart de la biodiversité française est menacé

548  Un article de Novethic, par Ludovic Dupin, le 15/01/2019.

La France et ses territoires ultramarins sont des havres de biodiversité avec près de 20 000 espèces et près de 10 % des récifs coralliens de la planète. Mais aujourd’hui un quart de cette vie est plus ou moins à risque.

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Si la lutte contre le changement climatique est au premier plan de la lutte humaine tant le danger est imminent, il existe une autre catastrophe en cours… tout autant, si ce n’est plus grave. C’est la sixième grande extinction du vivant. Les animaux et plantes disparaissent à une vitesse alarmante sous la pression humaine et la France est loin d’être épargnée, assure le commissariat général au développement durable (CGDD) dans son dernier rapport sur état de la biodiversité, publié en décembre 2018.

Car notre pays, que ce soit sur sa surface continentale ou dans ses possessions terrestres et maritimes en dehors de l’Europe, possède une très riche biodiversité. Il héberge près de 20 000 espèces endémiques de la biodiversité mondiale. Mais plus d’un quart, soit 5 024 espèces, est considéré comme ayant un risque de disparition (état vulnérable, en danger, critique) ou a d’ores et déjà disparu.

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Source : Commissariat Général au Développement Durable – 2018

Parmi des espèces en danger : le corail. « La France abrite 10 % des récifs coralliens mondiaux (4e rang avec 55 000 km²), répartis au sein de dix collectivités d’outre-mer tropicales », indique le commissariat. Mais « 29 % des stations suivies indiquent une diminution du recouvrement corallien », rapporte l’étude.

Des chauves-souris en grand danger

Autre espèce symbolique du déclin : les chauves-souris. 38 % de ces individus, toutes espèces confondues, ont disparu en 10 ans. Les auteurs expliquent que celles-ci sont « sensibles à des facteurs tels que la destruction de leurs habitats, la pollution lumineuse, la raréfaction de leur régime alimentaire, le développement des éoliennes, le dérangement des colonies et sites d’hibernation… »

En revanche, l’étude donne quelques bonnes nouvelles du côté des grands prédateurs, comme le lynx, l’ours et surtout le loup. « En 2017, 5,5 % du territoire était couvert par la présence régulière de grands prédateurs. Avec une progression de 2,8 points entre 2003 et 2017″, écrivent les auteurs.

L’article de Novethic est ici.

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