Les ordinateurs, smartphones, écrans vont représenter 14 % des émissions de gaz à effet de serre en 2040

548  Un article de Novethic, par Marina Fabre, le 16/12/2018.

C’est une pollution cachée qui pourrait faire de plus en plus de dégâts. L’industrie des TIC, technologies de l’information et de la communication, devrait représenter 14 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) en 2040, soit autant que les émissions actuelles des États-Unis. Principale cause, l’essor des smartphones, dont la durée d’usage est de seulement deux ans.

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D’ici 2040, les technologies de l’information et de la communication devraient représenter 40 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales.

Les smartphones sont-ils les nouvelles voitures ? C’est en tout cas un nouveau secteur qu’il va falloir prendre en compte dans la pollution mondiale. Car selon une étude publiée dans le Journal of Cleaner Production en mars 2018, les TIC pourraient représenter 14 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2040.

Le travail des chercheurs porte sur le cycle de vie d’ordinateurs portables, écrans, serveurs ou encore des smartphones. En 2007, les TIC ne représentaient pourtant que 1 % des émissions mondiales, mais leur part a triplé en 10 ans. « Si les TIC ne sont pas contrôlés, leurs émissions représenteront plus de la moitié de la contribution actuelle de l’ensemble du secteur des transports », estiment les chercheurs.

La durée d’usage d’un smartphone est de deux ans

En cause, surtout, la production et la consommation des smartphones. Leur impact est particulièrement pointé du doigt. Les émissions de GES de ces téléphones intelligents pourraient dépasser, dès 2020, la contribution individuelle des ordinateurs et des écrans. Il faut dire que leur production nécessite l’extraction de métaux rares. Cette étape représente 85 à 95 % de ses émissions de CO2.

Or, les consommateurs ont une durée d’usage des smartphones très limitée, elle atteint en moyenne deux années. La faute notamment à l’obsolescence programmée. Il s’agit, pour les fabricants, de volontairement ralentir les anciens modèles de téléphones pour pousser les consommateurs à en acheter des nouveaux. Le gouvernement envisage d’ailleurs d’apposer un « indice de réparabilité » d’ici le 1er janvier 2020 calculé selon dix critères, afin de lutter contre cette pratique.

L’article de Novethic est ici.

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