Déforestation : en 40 ans, ce Brésilien a replanté 50 000 arbres tropicaux

302  Un article de PositivR, par Raphaëlle Dormieu, le 10/08/2018.

Durant des années, Antonio Vicente a supplié ses voisins de prendre son avertissement au sérieux. L’eau de Pouso do Rochedo, au Brésil, allait disparaître et, avec elle, la vie dans cette partie de la forêt tropicale. Et il avait raison. Mais aujourd’hui, après avoir consacré les 40 dernières années de sa vie à reboiser ces terres, l’eau revient… et c’est grâce à lui.

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Peu d’histoires sont aussi inspirantes que celle d’Antonio Vicente. Ce Brésilien a dédié 40 ans de sa vie à redonner vie aux précieux écosystèmes naturels du Brésil. Enfant, Antonio a vu des fermiers abattre les arbres pour laisser place à des pâturages destinés au bétail et à des exploitations de charbon. Les sources d’eau se sont amenuisées, asséchant les terres sur lesquelles plus rien ne poussait.

En avance sur son temps, Antonio Vicente a alors entrepris d’acheter ces terres et de replanter les arbres victimes de la déforestation. On estime qu’au cours des 4 dernières décennies, il est parvenu à replanter 50 000 graines d’arbres sur 31 hectares.

Il explique au Guardian :

«Je n’ai pas fait ça pour l’argent, je l’ai fait parce que quand je mourrai, ce qui se trouve ici subsistera pour chacun… Les gens ne me considèrent plus fou. 

Chaque arbre qui se trouve ici est une graine que j’ai plantée. C’est ici qu’a démarré l’histoire de Pouso do Rochedo, au Brésil.

Mon nom est Antonio Vicente. J’ai 83 ans. Lorsque j’étais enfant, je disais à mes voisins que nous finirions par manquer d’eau. En 1973, lorsque j’ai fait cette acquisition, tout n’était que pâturage à bétail. Les sources d’eau s’étaient asséchées et ne sont jamais réapparues.

Alors, qu’ai-je fait ? J’ai quitté la campagne pour me rendre à la ville. J’ai travaillé très dur pour acheter cette terre. Et j’ai commencé à replanter. Et alors, les sources d’eau ont commencé à refaire surface. Aujourd’hui, je possède 31 hectares de terres ici. Toutes reforestées avec des plantes indigènes. Il y a 8 chutes d’eau qui sont toute revenues à la vie. C’est ce que je voulais faire. C’est comme ma famille. »

Un rêve d’une ambition folle devenu réalité par la détermination d’un seul homme.

L’article de PositivR est ici.

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