Invitation à un rassemblement estival

L’association Anor Environnement sera présente en Corrèze, invitée à participer au rassemblement estival « Les rencontres de la forêt » suivi  de CIBV’Estival. Si vous êtes dans cette belle région du plateau de Millevaches, n’hésitez pas à venir nous rencontrer.

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Le programme de ces deux manifestations est ici :

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A propos Jazz Man

Point culminant du département du Nord, Anor (3 300 habitants) se situe à l'est de Fourmies, à la limite de l’Aisne, de la Belgique et des Ardennes. Notre commune, bocagère et joliment vallonnée, est adhérente au Parc Naturel Régional de l’Avesnois. Alertés lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigués par ce projet d’usine de pellets industriels destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie au Danemark ou en Allemagne, nous nous sommes procurés l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis du conseil municipal d'Anor, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis consultatif du CoDERST, arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une "unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. Atterrés par ce que nous y avons lu, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco a obtenu du préfet un arrêté complémentaire qui lui permet d'utiliser dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie des bois de classe B : bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des insecticides, des pesticides ou des composés organiques volatiles non naturels. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter qui avait été accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue en 2018. Début juin 2017, ce même promoteur dépose en préfecture un nouveau projet, soumis à enquête publique du 01 au 30 juin 2018, qu'il dit être le même - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - mais qui est en fait totalement différent du premier projet. En effet, le premier projet a été modifié pour incorporer des bois de classe B. Le permis de construire a été modifié, passant la surface plancher de 3800 à 2990 m². Tout l'approvisionnement arrivera sous forme de plaquettes, ce qui implique la suppression de l'écorçage, du broyeur-déchiqueteur et du parc à bois. Un brevet (théorique) a été obtenu en avril 2017, confirmant que le bois de classe B contient bien des métaux lourds, des fongicides et des insecticides. Le système de filtres de la cheminée a complètement changé pour passer du filtre cyclonique à l'électro-filtre dont les boues seront rejetées dans l'assainissement collectif. Le Parc Naturel Régional de l'Avesnois n'a pas été consulté et n'a pas pu donner un avis. Surtout, il n'y a pas eu de réunion publique, ce qui a privé la population d'une information correcte exigée par la loi. Le 06 août 2018, le rapport, les conclusions et l'avis du commissaire enquêteur sont publiés : AVIS DÉFAVORABLE. Le 16 octobre 2018, le CoDERST (Conseil de l’Environnement et des Risques sanitaires et technologiques) a donné un avis favorable au projet JEFERCO. Le 20 octobre 2018, nous découvrons que le promoteur, Jeferco, a déposé en juin 2017 un projet identique en tout point à celui d'Anor (l’ensemble des données est similaire en termes de production, d’investissements, d’emplois, etc.). Mais à Damblain, une commune du département des Vosges. Plus précisément sur une ancienne base aérienne de l’OTAN démantelée et en cours de réaffectation. Un plan B ? Le 25 octobre 2018, le préfet a signé l'autorisation d'exploiter. Et au même moment, nous apprenons que fabriquer du pellet avec du bois de classe 'B' ça ne fonctionne pas. Les américains, mais aussi EDF, ont abandonné cette idée de faire du pellet avec des déchets de bois . Aucun exploitant au Monde n'a réussi à passer au stade industriel ! Alors nous allons de nouveau contester cet arrêté préfectoral en justice. Car ce type d'usine polluante, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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