Permaculture : la Ferme de Desnié en Belgique, un jardin d’Éden

302  Un article de PositivR, par Raphaëlle Dormieu, le 23/06/2018.

La ferme biologique de Haute Desnié est un oasis de résilience qui anticipe un défi majeur, celui de la transition écologique.

787

À Theux, à 30 minutes de Liège en Belgique, la Ferme biologique de Haute Desnié est un sublime exemple de ce que la permaculture permet d’accomplir. Son potager pédagogique en forme de mandala réunit tout ce que devrait être l’agriculture d’aujourd’hui. Un magnifique équilibre entre l’Homme et la nature.

Jean-Cédric Jacmart a longtemps rêvé d’acquérir un endroit sauvage lui permettant de tourner la page de sa vie citadine pour se consacrer pleinement au maraîchage. Suivant les principes de la permaculture qui prône le respect de l’équilibre des écosystèmes, il a ainsi fondé la Ferme de Haute Desnié. Un lieu créé « pour répondre aux nombreux défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, et en particulier aux enjeux auxquels nos enfants devront faire face demain. »

790

Son pari ? Créer l’abondance alimentaire sur un sol argileux peu fertile et transformer la ferme en un lieu de formation, d’éducation et de partage.

Il explique sur son site internet :

« Notre démarche est celle de l’action en conscience et celle d’être orienté « solutions ». Nous aimons partager cette citation inspirante de Bill Mollison, le co-fondateur de la permaculture :​

Le choix éthique le plus important est celui de prendre la responsabilité de notre propre existence et de celles de nos enfants. Nous savons que la tâche est énorme et que le seul moyen d’y parvenir sera de faire de nouveaux choix personnels et collectifs. À l’instar de la légende du colibri, à la ferme-école en permaculture de Desnié, nous faisons notre part. »

Le domaine abrite des chevaux, un troupeau de moutons rustiques, des ruches, une zone de maraîchage professionnelle biologique en permaculture, un jardin pédagogique en forme de mandala, un verger conservatoire et de nombreux arbres et massifs fruitiers, des mares, des haies, ainsi que des zones dédiées à la contemplation du paysage. Sans oublier une brigade de canards coureurs indiens mangeurs de limaces.

 Le paradis sur Terre en somme. Regardez :
788789

Vous souhaitez visiter la Ferme de Haute Desnié, suivre une formation ou vous porter volontaire ? Rendez-vous sur son site internet. Un lieu parfaitement magique !

L’article complet avec plus de photos est ici.

Publicités

A propos Jazz Man

Point culminant du département du Nord, Anor (3 200 habitants) se situe à la limite de l’Aisne, de la Belgique et des Ardennes. Notre commune, bocagère et joliment vallonnée, est adhérente au Parc Naturel Régional de l’Avesnois. En juin 2014, un projet "d'unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW, nous intrigue lors de l’enquête publique. Le 18 décembre 2014, le préfet du Nord accorde à la société Jeferco l'autorisation d'exploiter cette usine expérimentale de pellets industriels qui serait destinée à alimenter des centrales électriques utilisant le bois-énergie au Danemark ou en Allemagne. Nous créons un collectif qui devient rapidement l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous déposons un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco, ne trouvant pas suffisamment de bois vert dans le département le moins boisé de France, obtient du préfet un arrêté complémentaire lui permettant d'utiliser des bois de classe B : bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des insecticides, des pesticides, des COV ou des HAP. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter. Début mars 2017, le promoteur fait appel mais le préfet abandonne. Le 15 juin 2017, il obtient un sursis mais ne met pas en œuvre son projet, sans doute consciente des lacunes du dossier. Début juillet 2017, ce promoteur dépose un nouveau projet - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - soumis à enquête publique du 01 au 30 juin 2018. Le 06 août 2018, la commissaire enquêteur publie un rapport de 400 pages, ses conclusions et son avis : AVIS DÉFAVORABLE. En septembre 2018, nous découvrons que le promoteur a déposé en juin 2017 le même projet à Damblain, une commune du département des Vosges. Serait-ce un plan B ? Le 16 octobre 2018, le CoDERST donne un avis favorable au second projet Jeferco, sans tenir compte de l'avis défavorable de l'enquête publique. Le 25 octobre 2018, le préfet accorde une autorisation d'exploiter, ne tenant aucun compte de l'avis défavorable émis par le commissaire enquêteur. Et au même moment, nous découvrons que fabriquer du pellet avec du bois de classe 'B', ça ne peut pas fonctionner. Les américains ont abandonné cette technique et aucun exploitant au monde n'a réussi à passer au stade industriel. C'est donc bien une usine expérimentale ! Le 11 décembre 2018, le préfet des Vosges signe l'autorisation d'exploiter à Damblain : le plan B devient un plan A. Le 28 février 2019, nous déposons une requête en annulation auprès du Tribunal Administratif de Lille pour le second projet. Le 18 mars 2019, à propos du premier projet, le Ministre de la Transition Écologique et Solidaire informe la Cour Administrative d'Appel de Douai de l'obtention, par la société Jeferco, d'une nouvelle autorisation préfectorale (qui annulerait la première) pour ce projet d'usine expérimentale de pellets industriels. Le 24 avril 2019, le promoteur dépose un mémoire en maintien d'appel, expliquant que, pour lui, il n'y a pas de second projet mais "un acte de régularisation du premier projet ayant un caractère modificatif ou substitutif". Le 30 mai 2019, nous déposons un mémoire en demande de non-lieu à statuer. Le 06 juin 2019, la Cour Administrative d'Appel de Douai est réunie en audience publique. Le rapporteur public demande le non-lieu à statuer. Le 20 juin 2019, la Cour d'appel de Douai prend un arrêté selon lequel "il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de la société Jeferco". Le 26 aout 2019, la société Jeferco dépose un pourvoi en cassation auprès du Conseil d’État qui a 3 mois pour examiner et admettre ou refuser cette demande. Le second projet est en cours d'instruction au Tribunal Administratif de Lille. Une clôture de l'instruction est annoncée pour le 30 septembre 2019. Ce type d'usine expérimentale et polluante, fonctionnant 24/24, sept jours sur sept, va contribuer à industrialiser nos forêts. Elle n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
Cet article a été publié dans Agriculture biologique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.