Le PDG de Somival, porteur du projet d’usine à pellets en Haute-Corrèze, n’exclut pas un recours

524  Un article de France Bleu, par Fabienne Joigneault, le 23/04/2018.

Le préfet de la Corrèze a donné son feu vert au projet mais les opposants ne désarment pas. Et l’industriel, qui veut fabriquer des pellets à Bugeat-Viam, comment voit-il les choses ? Il était sur France Bleu Limousin à 8h15 ce lundi.

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C’est sur le site bois de Viam-Bugeat que l’usine de pellets torréfiés devrait voir le jour © Radio France – Nicolas Blanzat

C’est un dossier très chaud en Haute-Corrèze : celui de l’usine à pellets de Bugeat-Viam. Les opposants semblent décidés à contester l’arrêté préfectoral qui autorise Carbon Ingen’R à s’installer sur la zone bois. Ils organisaient ce dimanche un loto pour financer la démarche. L’industriel, lui, espère ne pas perdre trop de temps en justice et met en avant les garanties environnementales demandées par l’État. Pierre-Henri Gaudriot, PDG de Somival, répondait aux questions de Nicolas Blanzat ce lundi matin.

Des recours quasi-automatiques

Le PDG de Somival ne paraît pas plus inquiet que ça. « J’entends qu’une mobilisation existe, mais presque tous les projets, quels qu’ils soient, font l’objet de recours aujourd’hui! », ironise Pierre-Henri Gaudriot, « ça fait perdre du temps, mais c’est la loi ». Ce qui n’empêche pas de démarrer les choses, avec toutefois le risque de perdre sa mise… Avec cette usine à pellets, il prévoit 20 emplois directs et au moins autant d’indirects, même s’il est difficile de préciser combien exactement.

Un projet sous surveillance

Pierre-Henri Gaudriot insiste surtout sur les réserves imposées par l’État après examen du dossier d’enquête publique, concernant les bruits, les odeurs et les impacts des prélèvements.  « On travaille en accord avec la cellule biomasse inter-régionale, qui a limité notre capacité de prélèvements », explique l’industriel. Qui ajoute qu’un organisme public va suivre l’impact sur les souches et les rémanents forestiers (restes de branches et de troncs), tandis qu’une structure scientifique va analyser l’impact sur le long terme. « C’est l’aspect extrêmement positif des débats que l’on a eus pendant tous ces mois », reconnaît-il, « que des gens neutres et objectifs analysent ce qu’on fait et définissent des bonnes pratiques ».

L’article de France Bleu est ici.

Commentaire

Comme pour nous à Anor, ce prétentieux promoteur corrézien fait preuve d’une grande fierté. Mais pourquoi tant d’arrogance alors même qu’il n’a pas toute la matière première et que l’approvisionnement n’est pas assuré ? Qui peut croire qu’il va trouvé 100 000 tonnes de souches par an ? Par ailleurs, c’est facile de craner en annonçant 20 emplois et en oubliant toutes les fermetures de camping, centres équestre, producteurs bio, chambres d’hôtes, gites … et j’en oublie probablement. Il espère ne pas perdre trop de temps en justice, mais la signature du préfet n’est incontestablement que le début de ses ennuis.

Ici à Anor, le promoteur aussi est venu craner en déclarant sur une radio locale, lors de sa conférence de presse de juin 2016, je cite : « Ce sont des petits, sans argumentaire et plutôt au niveau du café du commerce ». Il a aussi annoncé fièrement que le dossier financier était « bouclé », mais le tribunal en a décidé autrement. Le préfet a signé il y a trois ans et demi et les travaux n’ont toujours pas commencé. Alors, bon courage aux opposants Corréziens, notre soutien leur est acquis !!

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