Disparition d’espèces dans le monde

224  Une étude du site ConsoGlobe-Planétoscope.

Une espèce animale ou de plante disparaît toutes les 20 minutes soit plus de 26 000 espèces disparues chaque année. Près d’un quart des espèces animales et végétales pourrait disparaître d’ici le milieu du siècle en raison des activités humaines.

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Combien d’espèces disparaissent chaque année ?

Tous les ans, 26 280 espèces disparaissent de la surface de la planète, des espèces issues de la flore et  de la faune sauvages. Conséquence constatée du réchauffement climatique, l’accroissement du nombre de jours de croissance en plus chez les espèces animales et végétales : elles vont se réveiller plus tôt et retourner en sommeil plus tard, au total 5 jours de différence par décennie.

Combien d’espèces sur terre ?

Du fait du réchauffement climatique, de la pollution, des activités humaines et de l’urbanisation le nombre d’espèces vivantes pourrait bien être fortement affecté : on estime à environ 10 millions le nombre d’espèces vivant sur Terre, dont 1,9 sont recensées à ce jour. 1,9 million d’espèces végétales et animales sont connues, c’est-à-dire décrites et nommées, nombre sur lequel s’accordent les scientifiques.

La perte de biodiversité.

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Une étude menée par l’Institut d’écologie de Mexico et de 2 chercheurs américains publiée en 2017 a conclu que la perte de la biodiversité a été largement sous-estimée jusqu’à présent. Cette vaste étude a été consacrée à dénombrer non pas les espèces, mais les populations d’animaux au sein de chaque espèce. « Les populations sont des groupes d’individus interconnectés génétiquement. Donc lorsqu’ils disparaissent, c’est un pool génétique unique qui disparaît » explique Franck Courtchamp biologiste au CNRS. Le nombre de populations menacées le plus élevé se trouve entre les tropiques, là où se concentre la biodiversité.

Le déclin des mammifères terrestres.

40 % des mammifères terrestres ont perdu plus de 80 % de leur aire de répartition depuis 1900.

La disparition des orangs-outans.

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Les orangs-outans en danger : en seulement 16 années, de 1999 à 2015,  148 500 orangs-outans de Bornéo ont disparu. Le déclin de la population de ces grands primates est accentué par le braconnage et par la déforestation. Il n’y aurait plus en 2018 qu’entre 70 et 100 000 orangs-outans. (Source : Current Biology)

La disparition des espèces de vertébrés.

200 espèces de vertébrés ont disparu au cours des 100 dernières années. La carte issue de l’étude de l’institut d’écologie de Mexico montre que « l’anéantissement biologique » en cours est massif : sur les 27 600 espèces de vertébrés terrestres étudiés, 8851 soit 32 % sont en déclin ! Les espèces menacées sont des espèces communes comme l’hirondelle rustique par exemple comme des espèces rares. Franck Courchamp cité par Science et Vie commente : « et c’est sans doute pire pour les invertébrés ».

La disparition des espèces, à une vitesse unique dans l’histoire.

Toute espèce a une durée de vie limitée de l’ordre de 5 à 10 millions d’années. A partir de l’espérance de vie des espèces et de leur nombre, il est possible de calculer un taux d’extinction global, qui correspond à la proportion d’espèces qui disparaît pendant un intervalle de temps donné. Au cours des 65 derniers millions d’années, le taux d’extinction moyen a tourné autour d’une extinction par an pour un million d’espèces.

Mais aujourd’hui le taux de disparition d’espèces serait 100  fois supérieur. Beaucoup d’études scientifiques s’avèrent très alarmistes. Par exemple de récents travaux affirment l’extinction possible de 15% à 37% des espèces de la planète d’ici 2050 sous l’effet du réchauffement climatique. Même si ces études donnent encore lieu à des discussions, on se trouverait dans une période d’extinction massive.

A la conférence de Nagoya (Convention sur la diversité biologique) en 2010, on s’était félicité de l’atteinte de 13 % d’aires protégées (AP) terrestres sur la planète. Mais  au même moment, on constate la disparition de la grande faune africaine, en particulier en Afrique francophone. Les massacres récents d’éléphants au Cameroun, en sont une illustration. Le rhinocéros noir d’Afrique centrale s’est éteint dans l’indifférence, les populations de grands singes s’étiolent, l’hippopotame, espèce pourtant commune, régresse.

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Sudan, le dernier mâle de la sous-espèce des rhinocéros blancs du Nord est mort le 19 mars 2018, à l’age de 45 ans. Et il ne reste plus que 3 femelles de cette espèce sur terre.

La liste rouge des espèces menacées dans le monde

Selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) en 2015 :

  • 23280 espèces de plantes et d’animaux sont menacées d’extinction. Un chiffre sans doute sous-estimé : moins de 3 % des 1.9 millions d’espèces ont été évalués pour la Liste Rouge UICN.
  • 1,9 million d’espèces végétales et animales sont connues, c’est-à-dire décrites et nommées. Selon les estimations, il en resterait entre 10 et 100 millions à découvrir.
  • Lors des 500 dernières années,  l’activité humaine aurait été responsable de l’extinction de 834 espèces.
  • 25 % des mammifères, 13% des oiseaux et 41% des amphibiens seront très fortement menacés d’extinction dans un futur proche,
  • Le nombre total d’espèces (faune et flore) qui disparaissent chaque année est passé de 5205 à 23280 entre 1996 et aujourd’hui.

Les pays où les espèces disparaissent le plus vite sont  l’Indonésie, l’Inde, le Brésil, et la Chine. La France se situe au huitième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées : 2043 des espèces menacées au niveau mondial sont présentes sur son territoire en métropole et en outre-mer.

L’étude de ConsoGlobe-Planétoscope est ici.

 

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