Une espèce de mammifère sur trois en péril en France métropolitaine

424  Un article du Monde, par Pierre Le Hir, le 15/11/2017.

Putois, lapin de garenne, pipistrelle, phoque veau-marin… la nouvelle liste rouge des animaux menacés de disparition montre une forte dégradation en huit ans.

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Sombre nouvelle sur le front de la biodiversité. La liste rouge des espèces menacées de disparition, actualisée, mercredi 15 novembre, par le comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), fait apparaître que depuis le premier état des lieux – établi en 2009 –, la situation s’est fortement dégradée pour les mammifères terrestres et marins vivant en France métropolitaine.

Sur les 125 espèces examinées dans l’Hexagone (103 continentales et 22 marines), 17 sont désormais classées comme « menacées » – une catégorie qui regroupe trois niveaux, « en danger critique, en danger et vulnérable » –, tandis que 24 sont considérées comme « quasi menacées », ce qui signifie qu’elles sont proches du seuil critique. Ce sont ainsi 33 % des espèces terrestres et 32 % des espèces marines qui sont aujourd’hui jugées en péril, alors que les taux étaient respectivement de 23 % et de 25 % voilà huit ans.

L’inventaire détaille les multiples facteurs qui mettent en danger la vie sauvage. « Le vison d’Europe (Mustela lutreola) devient l’un des mammifères les plus menacés de France », soulignent ainsi l’UICN et le MNHN. Avec une population estimée à moins de 250 individus, ce mustélidé est passé du statut « en danger » à celui d’« en danger critique ». Cela, en raison de la destruction des zones humides où il évolue et de la concurrence exercée par le vison d’Amérique (une espèce importée pour sa fourrure qui s’est multipliée en France), mais aussi de piégeages accidentels, de collisions routières et d’empoisonnements indirects. L’animal « nécessite d’urgence un renforcement des actions [de protection] pour éviter sa disparition », préviennent les deux organismes.

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D’autres espèces apparaissent comme des « victimes collatérales de l’intensification des pratiques agricoles ». (…..)

La suite de l’article du journal Le Monde est ici.

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