Comment 220 habitants d’un village du Languedoc ont lancé leur propre centrale solaire

562.jpg  Un article de Conso Collaborative, le 21/12/2017.

Le maire de Luc-sur-Aude a préféré se tourner vers ses citoyens plutôt que vers les promoteurs pour financer et construire un parc solaire. De quoi produire assez d’énergie pour tous les habitants de la commune, qui toucheront des dividendes sur leurs investissements.

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Des propositions de promoteurs en énergie renouvelable, il en a reçu. Jean-Claude Pons, maire de la commune de Luc-sur-Aude (Occitanie) a pourtant fait le choix de ne pas leur céder ses terrains et de construire un parc solaire avec et pour les 220 habitants de son village. D’une puissance de 250 KWc et d’une surface de 8000 m2, ce parc baptisé « 1,2,3 soleil » vient d’entrer en service.

« On s’est rendus compte qu’à chaque fois qu’il y avait un projet d’énergies renouvelables, c’était des fonds d’investissement, des investisseurs lointains qui emportaient la plupart des plus values sur l’installation, justifie l’édile. Il ne restait au niveau du territoire que la location des terrains et quelques petites taxes, mais pas grand chose. »

À partir de 2010, Jean-Claude Pons décide donc d’un parc photovoltaïque financé par les habitants et assez grand pour satisfaire leurs besoins en énergie. Il s’associe pour cela à Georges Mounier, consultant en agriculture biologique habitant la région. « Cela a demandé un gros travail de pédagogie et d’animation auprès des citoyens, raconte Georges Mounier. Il a aussi fallu modifier le PLU (Plan local d’urbanisme). » (…..)

La suite de l’article de Conso Collaborative est ici.


Commentaire

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La commune d’Anor a engagé une action similaire à celle de ce village languedocien. Avec toutefois une petite différence. Nous aurons, à Anor, 445 m² de panneaux sur le toit d’une salle communale, un coût de 75 000 € et des dividendes  de 1% par an pour les habitants-investisseurs d’Anor. A Luc-sur-Aude, le parc photovoltaïque occupe une surface de 8000 m², le coût total est de 280 000 € et la rémunération des habitants-actionnaires est d’environ 5% par an. On constate donc qu’avec un investissement quatre fois plus important ce village du Languedoc rémunère ses actionnaires cinq fois plus, et son parc photovoltaïque est 17 fois plus grand que celui d’Anor.

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