Les émissions de CO2 liées à l’énergie atteindront leur pic en 2026.


165  Un article de Novethic, par Concepcion Alvarez, le 22 juin 2017.

Commentaire : je ne sais pas si vous avez remarqué, mais chaque fois qu’un article évoque les énergies renouvelables il est question de l’éolien et du solaire. Et uniquement de cela. Aucun expert en énergie renouvelable ne parle du bois, et encore moins du pellet. Sauf Jeferco, qui non seulement veut nous expliquer que le pellet est une énergie renouvelable, mais va même jusqu’à déclarer que le pellet industriel est dans les objectifs de la troisième révolution industrielle. Sans tenir compte des émissions de CO2 liées à sa centrale « biomasse », ni des émissions de CO2 des centrales électriques qui vont bruler son pellet. Ni qu’il faut 80 ans pour renouveler un arbre de 80 ans ! Plutôt qu’une usine polluante, un projet d’avenir comme un parc photovoltaïque n’aurait soulevé aucune opposition.


Le système énergétique mondial poursuit sa route vers la décarbonation et accélère le mouvement. Selon une nouvelle étude de Bloomberg New Energy Finance, le secteur atteindra son pic d’émissions dans moins de dix ans. Merci à l’éolien et au solaire qui sont en passe de détrôner le charbon, grâce à la baisse continue de leurs coûts.

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En 2040, près des trois quarts des investissements dans l’énergie concerneront les énergies renouvelables, soit 7,4 milliards de dollars, selon les dernières prévisions de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) (1). A cet horizon, l’agence prévoit que les coûts de l’énergie solaire auront baissé de 66 %, et ceux de l’éolien de 47 %, par rapport à 2016. Le solaire est déjà au moins aussi bon marché que le charbon en Allemagne, en Australie, aux États-Unis, en Espagne et en Italie et le sera dès 2021 en Chine ou encore en Inde.

« Le rapport de cette année suggère que le verdissement du système électrique mondial est inéluctable, grâce à la baisse rapide des coûts de l’énergie solaire et éolienne, et au rôle croissant des batteries, y compris celles des véhicules électriques, pour équilibrer l’offre et la demande« , explique Seb Henbest, auteur principal du New Energy Outlook 2017. En conséquence, en suivant cette tendance, les émissions de CO2 liées à l’énergie atteindront leur pic en 2026 et baisseront ensuite de 4 % d’ici 2040, par rapport à leur niveau de 2016.

Le charbon en perte de puissance

Les capacités dans le solaire vont être multipliées par 14 et celle de l’éolien par 4 ! A elles deux, ces énergies renouvelables représenteront 34 % de la production d’électricité d’ici 2040, contre seulement 5 % actuellement. A l’inverse, le charbon s’effondre en Europe, avec un recul de 87 % ! Malgré l’engouement de l’administration Trump pour le secteur, la même tendance se dessine aux États-Unis. L’analyse de BNEF y prévoit une réduction de 51 % de la production de charbon d’ici 2040.

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Source : Bloomberg New Energy Finance, New Energy Outlook 2017.

A l’échelle mondiale, BNEF s’attend ainsi à ce que 369 gigawatts de projets de centrales à charbon soient annulés, « dont un tiers en Inde ». « La transition bas carbone est encore plus importante que ce que nous avions projeté les années précédentes », assure Jon Moore, président de BNEF. Cela s’explique aussi par le développement du stockage d’énergie, grâce aux batteries lithium-ion, le déploiement des véhicules électriques, ou encore de l’autoconsommation d’énergie solaire, qui vont « réduire la nécessité d’avoir d’importantes centrales à gaz ou à charbon à l’avenir ».

L’article de Novethic est ici.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels - qui sont destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique, en Angleterre ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une usine de fabrication de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture une autorisation complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides ou des pesticides) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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