Monoculture de pins Douglas : bien plus qu’une tendance.

385  Un article de France3 Nouvelle Aquitaine, par Sylvain Antoine, le 25 avril 2017.

Sur les premiers contreforts du Massif central, la montagne limousine est l’une des régions les plus boisées du pays. 

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Fille de l’exode rural et des politiques de reboisement d’après-guerre, la forêt occupe plus d’un tiers du territoire limousin, et jusqu’à 70% du plateau de Millevaches. Une essence s’impose depuis peu : le Douglas. Plébiscité par les industriels pour ses qualités techniques, ses cours sont au plus haut. Il est pourtant de plus en plus critiqué. Planté en monoculture sur des cycles courts, on le récolte sous le régime de la coupe rase. De plus en plus de voix s’élèvent contre ce mode de gestion productiviste qui ferme le paysage et détruit les sols….
En moins d’un siècle, les plantations de résineux ont pris la place de l’agriculture, bouleversant le paysage. Alors que les coupes se multiplient, des voix s’élèvent contre ces monocultures de conifères et leur mode d’exploitation intensif. Mais une autre forêt est-elle possible ?

L’article de France3 Nouvelle Aquitaine est ici.

Le film « L’heure D – Des bois noirs » est visible en replay ici.


Commentaire

Nous avons vu, dans l’article d’hier, que le Morvan, comme d’autres régions forestières, souffre de la monoculture du pins Douglas qui augmente régulièrement car c’est l’arbre préféré des industriels du bois. La montagne du Limousin souffre du même régime de monoculture, et de ses coupes à blanc, qui prend la place de l’agriculture. C’est le thème du film de François-Xavier Drouet intitulé « L’heure D – Des bois noirs », que l’on peut voir en replay.

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