Vetcert : un programme européen sur la gestion des arbres anciens.


Un article du site Les têtards arboricoles, par Mickaël Jézégou, le 13 avril 2017.

Un nouveau programme d’échange européen Vetcert (Certified veteran tree specialist), réunissant dix partenaires, vient de démarrer. Il vise l’élaboration d’un savoir faire et d’un module de formation sur la gestion des arbres anciens à l’échelle européenne. A ce stade du projet, une enquête européenne disponible dans cet article est en cours.

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La gestion des vieux arbres est un domaine spécialisé qui nécessite un savoir faire et des connaissances spécifiques. Les professionnels de l’arbre (grimpeur élagueur, expert en arboriculture…) qui maîtrisent cette gestion en Europe n’ont pas qualifications officielles. Bien souvent, cette connaissance est informelle. Ce contexte implique, pour les donneurs d’ordres en recherche de services appropriés, un manque de prérequis ou de méthodes sur la gestion des vieux arbres. Le choix des entreprises s’appuie alors sur des critères subjectifs et les professionnels de l’arbre compétents ne peuvent faire valoir leur savoir faire auprès de leur clientèle.

Ainsi le nouveau projet européen Vetcert (2017-2019) a pour ambition de définir un niveau minimum de savoir faire et de connaissance en matière de gestion des arbres anciens, à l’échelle européenne. Ce projet vise également à développer une certification/qualification des compétences pour les grimpeurs élagueurs et les experts en arboriculture. Dix partenaires, originaires de six pays européens, sont impliqués dans ce programme Vetree parmi lesquels: Pro Natura et Swedish Arborist Federation (Suède), Inverde (Belgique), European Arboricultural Council et Arboricultural Association (Grande Bretagne), Safe Trees (République Tchèque), Associaciòn de Arboricultura (Espagne).

Pour la France, le Département des Côtes d’Armor est le représentant du dispositif. Son patrimoine arboré ancien est effet reconnu et des mesures de gestion y ont été expérimentées.

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Chêne de Tronc Joly à Bulat Pestivien (Côtes d’Armor)

La démarche du programme Vetcert s’appuie sur une enquête et une analyse des systèmes de certification au sein de chaque nation représentée. Elle doit aboutir à la définition d’un savoir faire minimum, partagé, sur la gestion des vieux arbres ainsi que l’élaboration de standards de gestion des arbres anciens et de procédures de certification / qualification. Le travail mené fera l’objet d’un rendu traduit en français et diffusé via des réunions et un site internet dédié. Il a pour ambition de permettre à la fois l’amélioration de la gestion de nos arbres anciens ainsi que la reconnaissance des professionnels qualifiés.

L’article complet est ici.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par ce projet d’usine de pellets industriels - pellets destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis du conseil municipal d'Anor, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis consultatif du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une "unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture un arrêté préfectoral complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des pesticides ou des composés organiques volatiles non naturels) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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