Film documentaire « Il était une forêt » en streaming avec Francis Hallé, un hymne à la nature.


Un article de docuclimat.com, du 30 janvier 2017.


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Un hymne sublime à la forêt tropicale, à sa biodiversité, à ses interactions multiples et fascinantes et au rôle crucial qu’elle a pour notre climat, la vie sur terre et notre futur. Je vous recommande vivement ce film documentaire de Luc Jacquet avec une narration et un scénario de l’éminent biologiste Francis Hallé ! Un film indispensable pour commencer à (re)découvrir la forêt, pour les petits comme pour les plus grands ! Et pour mieux comprendre les dangers qui la menacent mais aussi la nécessité de la protéger !

Présentation du film documentaire, réalisé en 2013 :

Passionné par la nature et la faune, le documentariste Luc Jacquet est allé à la rencontre du célèbre botaniste Francis Hallé pour avoir les clefs d’un monde mystérieux. Il plonge au coeur des forêts tropicales primaires, du Pérou au Gabon en passant par la France, sur fond d’enjeux écologiques. Le film montre comment celles-ci ont été créées en l’espace de sept siècles et comment elles vivent, depuis les premières pousses jusqu’aux interactions entre la végétation et les animaux. On y découvre que chaque plante, chaque animal, joue son rôle pour maintenir le fragile équilibre du «poumon vert»…

L’article de Docuclimat est ici.

Le film « Il était une forêt » est aussi sur Youtube.


Commentaire :

Francis Hallé a déjà fait l’objet de plusieurs articles sur ce blog. Il est docteur en biologie, diplômé de la Sorbonne, et docteur en botanique, diplômé de l’université d’Abidjan. Ancien professeur de botanique à l’université de Montpellier, il s’est spécialisé en écologie des forêts tropicales humides et en architecture des arbres. Autant vous dire qu’il sait de quoi il parle !! Ce film  magnifique est assez long (1h18), mais permet de mieux comprendre le rôle de la forêt pour notre climat.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par ce projet d’usine de pellets industriels - pellets destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis du conseil municipal d'Anor, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis consultatif du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une "unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco a obtenu du préfet un arrêté complémentaire qui lui permet d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des pesticides ou des composés organiques volatiles non naturels) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter qui avait été accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue en 2018. Début 2018, ce même promoteur dépose en préfecture un nouveau projet qu'il dit être le même - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - mais qui est en fait différent à 50% du premier projet. En effet, le premier projet a été modifié pour incorporer des bois de classe B. Le permis de construire a été modifié. Tout l'approvisionnement arrivera sous forme de plaquettes, ce qui implique la suppression de l'écorçage, du broyeur-déchiqueteur et du parc à bois. Un brevet a été obtenu en 2017. Le système de filtres de la cheminée a complètement changé pour passer du filtre cyclonique à l'électro-filtre dont les boues seront rejetées dans l'assainissement collectif. Il n'y aura pas de réunion public, ce qui va priver la population d'une information correcte que la loi exige ! Si ce second projet obtenait une autorisation, nous l'attaquerions immédiatement en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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