Le thorium, 1000 ans de ressource énergétique ?


224  Un article de Consoglobe, le 07 mars 2014.

Qu’est ce que le thorium ? Dans quelle mesure le thorium et les réacteurs à sels fondus peuvent-ils constituer une filière énergétique d’avenir ? Dans le cadre de la série d’articles de consoGlobe.com sur les ressources naturelles, découvrez ce minerai qui pourrait être le futur de l’énergie nucléaire.

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En ce qui concerne cette matière première plutôt abondante dans la croûte terrestre, on ne pouvait pas titrer « la fin du thorium ». Car le thorium qui se trouve un peu partout et avec de grands gisements en France fait figure de favori parmi les candidats à la place de carburant du futur. Son exploitation nous garantirait 1.000 ans d’énergie !

Le thorium, l’énergie qui remplacera le pétrole ?

Le thorium serait-il cette ressource miracle attendue depuis longtemps ? Ce serait un élément qui aurait autant de potentiel que la fusion, qui n’est pas une énergie prête pour demain. Le thorium est trois fois plus abondant que l’uranium sur Terre, dont la fin de la ressource est prévue en 2040. Il est considéré comme le futur écologique du nucléaire et utilisé par l’industrie nucléaire en association avec des terres rares ou de l’uranium.

Les caractéristiques clés du thorium.

Le thorium 232 est un élément radioactif naturel qui se désintègre extrêmement lentement. On le trouve en petites quantités un peu partout dans les sols et les roches, et un terrain normal contient en moyenne 12 parties par million (ppm) de thorium. Il se retrouve aussi dans les terres rares notamment en association avec la monazite, dont il est extrait en plusieurs étapes. Il en existe de grands gisements de thorium un peu partout. En France, on en trouve beaucoup en Bretagne. AREVA, le CEA et Rhodia sont propriétaires d’environ 8.500 tonnes de thorium, sous forme de nitrate et d’hydroxyde, de quoi alimenter le pays en électricité pendant 190 ans ! Ces matières sont entreposées sur les sites de La Rochelle et de Cadarache.

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L’énergie du thorium, l’avenir vert du nucléaire?

Les pays possédant de la monazite à forte concentration en thorium sont l’Inde – pour un tiers des réserves mondiales -, l’Australie, certains pays d’Afrique et en Antarctique. Les sols en Turquie et au Brésil, deux pays qui, remarquons-le, envisagent de se lancer dans le nucléaire, en contiennent également.

Les réacteurs nucléaires de quatrième génération.

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Le thorium, énergie d’avenir ?

Les réacteurs nucléaires qui pourraient exploiter le thorium sont appelés réacteurs nucléaires à sels fondus. Ils sont capables de libérer l’énergie du thorium et de la convertir en électricité, chaleur, ou carburants liquides, avec un cycle de vie maîtrisé. Pour être plus précis, le combustible fissile est l’uranium 235, le plutonium ou l’uranium 233, issus de la conversion du thorium. Les réacteurs nucléaires dits de « quatrième génération » sont étudiés depuis 1954 aux États-Unis.

Le cœur des réacteurs nucléaires actuels est constitué uniquement de combustible solide, ce qui est très inefficace. A contrario, un réacteur à sels fondus fonctionne avec un combustible liquide. Ce ne sont plus des barres de combustible mais des sels, dispersés dans un liquide, qui sont utilisés.

L’article de Consoglobe est ici.

Et une vidéo, sur YouTube, vous explique tout.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels - qui sont destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique, en Angleterre ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une usine de fabrication de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture une autorisation complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides ou des pesticides) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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