Abeilles : « On est passé d’un taux de mortalité de 5% par an à 30% ».

191-1.jpg  Un article de RTL, par Sylvain Charley, le 27 octobre 2016.

Les abeilles françaises continuent de mourir et c’est le principal sujet de discussion en ce moment à Clermont-Ferrand, au congrès des apiculteurs de France. Aujourd’hui, la profession va mal car « elle est confrontée à plusieurs défis extrêmement importants », explique Henri Clément secrétaire général de l’union national des apiculteurs de France. « Les mortalités d’abeilles se sont largement aggravées depuis une vingtaine d’années. On est passé d’un taux de mortalité qui était de l’ordre de 5% par an à 30% en moyenne« , se désole-t-il. « Aujourd’hui, sur un cheptel de 1,2 million de ruches, il y a 300.000 ruches que les apiculteurs sont obligés de reconstituer et de renouveler chaque année », précise l’apiculteur, qui indique que cette situation coûte très cher aux 2.000 professionnels qui travaillent en France. « C’est un vrai crève-cœur parce que voir mourir ses abeilles, ce n’est pas très réjouissant ».

213

Difficile au jour le jour de se rendre compte de l’utilité des abeilles et pourtant elles sont à l’origine de la pollinisation. « Les abeilles et les insectes pollinisateurs assurent 35% de nos ressources alimentaires sur la planète« . Henri Clément précise que selon les estimations, « l’apport des abeilles et des pollinisateurs est de 152 milliards d’euros sur la planète et de 3 milliards d’euros pour la France ». L’apiculteur veut que chacun se rende compte que si le nombre d’abeilles continue à décroître, cela aura « une incidence très forte sur les productions agricoles, que ce soit les fruits, les légumes et même les produits laitiers« .

« L’enjeu de l’apiculture, des abeilles, dépasse le petit monde des apiculteurs et concerne toute la société », conclut-il. Les pesticides figurent au premier rang des causes de la mortalité des abeilles, une situation dénoncée depuis des années mais qui n’évolue pas ou peu. « Ça avance petit à petit, mais c’est vrai que les lobbies sont omniprésents et il y a une agriculture qui se satisfait de ces pesticides ».

L’article de RTL est ici.

Un article de Bio à la une en parle aussi.

Publicités

A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en mai 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets dans la zone d’activité Saint-Laurent à Anor (à 150 m de chez moi) , je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact, avis de l’autorité environnementale, avis de la commissaire enquêteur, avis du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une unité de fabrication de granulés de bois et une centrale biomasse. J'ai été atterrés par ce que j'y ai lu. Plusieurs riverains étaient du même avis, nous avons donc créé un collectif. Au bout de quelques mois ce collectif est devenu une association : Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. Et en janvier 2016, la société Jeferco obtient une autorisation complémentaire permettant d'utiliser du bois de classe B (bois peints, collés, vernis) dans le process de fabrication de son pellet industriel.
Cet article a été publié dans Environnement. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s