Filière forêt-bois : trois priorités identifiées dans le plan recherche et innovation 2025.

Un article de Actu Environnement, le 10 mai 2016, par Dorothée Laperche.

Commentaire : les trois priorités de cette mission forêts-bois sont tout d’abord d’améliorer les performances notamment environnementales du secteur forêt-bois. Ensuite développer les usages bio-économiques du bois avec le développement de la construction bois. Et enfin adapter la forêt et de préparer les ressources forestières du futur. Il n’est fait aucune allusion au bois-énergie, et encore moins au pellet industriel puisque c’est la plus mauvaise utilisation du bois.


Proposer les bases pour le plan d’actions « Forêts-bois : recherche et innovation 2025 » : tel était l’objectif de la mission confiée en décembre dernier par les ministères de la Recherche, de l’Economie, de l’Environnement et du Logement au président de l’Institut pour le développement forestier (Antoine d’Amécourt), au directeur général de la Caisse des Dépôts (Pierre-René Lemas), au président de l’Alliance nationale de recherche pour l’environnement (François Houllier) et au président de l’Institut technologique Forêt, Cellulose, Bois-construction (Jean-Claude Sève). Ces orientations devraient venir en appui des arbitrages réalisés dans le cadre du troisième programme d’investissement d’avenir. Les membres de la mission ont présenté leurs conclusions, lundi 9 mai, à Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et à Thierry Mandon, secrétaire d’État en charge de la recherche ainsi qu’aux représentants de la filière forêt-bois. Ce plan recherche et innovation 2025 pour la filière forêt-bois fera également l’objet d’une restitution au comité stratégique de la filière bois (CSF Bois).

Trois priorités, 13 projets et 29 actions

La mission a identifié trois grandes priorités, déclinées en 13 projets et 29 actions. Tout d’abord, elle vise l’accroissement des performances du secteur par des approches systèmes. Pour cela, elle préconise par exemple de caractériser et d’améliorer les performances notamment environnementales du secteur forêt-bois. Ce qui passe par le développement de méthodes et indicateurs permettant d’intégrer les contributions environnementales des produits forestiers.

Seconde priorité : développer les usages du bois dans une perspective bio-économique. Cela comprend notamment le développement de la construction bois. Pour cela, la mission conseille de « rendre le matériau bois et ses multiples produits dérivés, efficients et robustes du point de vue technique, environnemental et socio-économique pour leur permettre de se positionner sur les marchés d’avenir et en particulier sur les ouvrages et infrastructures d’envergure présents dans les différentes représentations d’une ville durable habitée« .

Enfin, la mission a mis l’accent sur la nécessité d’adapter la forêt et de préparer les ressources forestières du futur. Parmi les projets à conduire, elle a identifié le renforcement de la résilience aux changements climatiques, le renouvellement des forêts françaises, la stimulation de la foresterie de précision, mais également le suivi de la biodiversité forestière (ainsi qu’une évaluation des liens entre la biodiversité et les services écosystémiques).

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