L’Artoise officiellement labellisée « Site Rivières Sauvages »


187   Un article du site « rivières sauvages.fr ».

Commentaire :  La petite rivière qui coule tout près de chez nous, à quelques kilomètres d’Anor, dénommée « La Wartoise » en Belgique et « l’Artoise en France, est la toute première rivière transfrontalière labellisée « Site rivières sauvages ».  Allez la découvrir à plusieurs endroits dans la magnifique forêt domaniale de Saint-Michel située entre Macquenoise, Saint-Michel et Hirson et vous verrez que cette belle rivière « discrète » mérite absolument d’être défendue à tout prix afin de conserver sa liberté et son caractère sauvage dans une belle région et un environnement naturel que nous défendrons à jamais…

La Wartoise voit le jour dans le hameau frontalier de Cendron, qui fait partie de Forge-Philippe dans l’entité de Momignies. Après avoir parcouru 4,5 km sur le sol Belge elle longe et délimite sur 9 km la frontière Franco-Belge. Elle devient l’Artoise en rejoignant la France et traverse la forêt Domaniale de Saint Michel. Après 5.5 km elle se jette dans le Gland à l’Est de Saint-Michel, qui lui rejoint quelques kilomètres plus loin à Hirson la rivière l’Oise.


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L’Artoise – © Phillipe Collet

Samedi 11 juin 2016 à l’Abbaye de Saint-Michel,  a eu lieu la cérémonie officielle de remise du label « Site Rivières Sauvages » à l’Artoise. Cette rivière exceptionnelle fait aujourd’hui partie du réseau des rivières sauvages labellisées de France et d’Europe. C’est la première rivière labellisée du bassin Seine-Normandie et à caractère Européen (transfrontalière ).

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels - qui sont destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique, en Angleterre ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une usine de fabrication de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture une autorisation complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides ou des pesticides) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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