Toujours en perte de vitesse, les énergéticiens européens obligés de revoir leur « business model ».

165  Un article du site novethic.fr, le 31 aout 2016.

Commentaire : cet article nous parle des énergies renouvelables en Europe pour les 15 ans à venir. Vous pouvez le lire en long, en large ou en travers, vous constaterez qu’on vous parle du nucléaire, de l’hydraulique, de l’éolien, du gaz, mais à aucun moment du bois et encore moins du pellet. En effet, les énergéticiens européens ne peuvent pas compter sur le pellets qui est plus cher que le gaz ou le pétrole. Parmi les 25 énergéticiens européens, 12 affichent un repli de leurs activités. Après deux années de net repli, ils ont enregistré en 2015 une légère croissance, ce qui était loin d’être évident compte tenu du contexte actuel.


C’est une situation inédite pour les énergéticiens. Alors qu’ils ont – légèrement – renoué avec la croissance (+0,6% en 2015) et avec la demande énergétique (+1% pour l’électricité ; +4% pour le gaz), les 25 géants européens sont tombés dans le rouge pour la première fois en 2015.

Ils ont enregistré une perte nette cumulée de 3,5 milliards d’euros, selon les données du dernier baromètre financier des énergéticiens du cabinet de consultants Watt’s Next Conseil. Signe que la tempête qui agite le secteur depuis quelques années est bien partie pour s’installer.

Les activités fossiles en perte de valeur

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12 des 25 géants européens passés au crible affichent ainsi un repli de leur activité en 2015. L’entreprise allemande E.ON enregistre les plus lourdes pertes : 7 milliards d’euros. Engie arrive juste derrière avec plus de 4,6 milliards d’euros de pertes nettes. Au cours des trois derniers exercices, l’énergéticien français cumule une perte nette de 11,5 milliards d’euros. En cause, les lourdes dépréciations d’actifs. « De nombreuses centrales de production d’électricité et les activités d’exploration et production d’énergie fossile ont vu leur valeur fondre avec le repli quasi général des prix de gros », note le cabinet d’experts. Au total, les énergéticiens européens ont passé 43 milliards d’euros de dépréciations d’actifs en 2015 contre 25 milliards en 2014. Dans le top 5, Engie se place en tête avec 8,7 milliards d’euros de dépréciations notamment dans l’exploration-production et dans la production d’électricité. EDF arrive quatrième avec 3,5 milliards d’euros de dépréciations. Et le ciel n’est pas près de se dégager. « À l’avenir, même si les fondamentaux du marché (prix de gros, consommation d’énergie, etc.) s’avéraient bien orientés, la croissance du chiffre d’affaires de nombreux opérateurs risque d’être limitée par un effet périmètre négatif, sous l’effet des nombreuses cessions d’actifs programmées », expliquent les auteurs du baromètre.

EDF souhaite céder environ 10 milliards d’euros d’actifs d’ici 2020 et Engie 15 milliards d’euros d’ici 2018, essentiellement des actifs thermiques. Mais le contexte n’étant pas favorable, les prix risquent d’être sacrifiés.

L’article complet est ici.

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