Le site de l’usine de pellets au milieu d’une ZNIEFF.

Commentaire : notre territoire, la petite Suisse du Nord, est un ensemble remarquable d’un point de vue environnemental et écologique. Et c’est le MNHN qui l’écrit, constatant, entre autre, la présence d’espèces exceptionnelles d’oiseaux et de plantes. Alors, pourquoi vouloir à tout prix détruire cette richesse en installant une usine qui va tout polluer. La cheminée de cette usine va cracher 45 000 M3 par heure (3 milliards de M3 par an) de vapeur d’eau contenant un tas de produit polluants. Il est techniquement possible de retenir, à l’aide de filtres, une partie des poussières. Mais pas toutes. Pour le reste (dioxyde de souffre – dioxyde d’azote – monoxyde de carbone – cuivre- arsenic – formaldéhyde – benzène – dioxines – furanes – composés organiques volatiles), si des filtres pouvaient tout capturer, il y a longtemps qu’on ne parlerai plus de gaz à effets de serre ! Il suffit de lire le tableau des flux de polluants rejetés ci-dessous, extrait de l’arrêté préfectoral autorisant la construction de cette usine à polluer, pour avoir une idée de ce qui nous attend. C’est une épée de Damoclès entre les mains d’un bookmaker !


Le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) édite une fiche pour chacune des ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique) de notre pays.

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Voici comment est décrit la ZNIEFF du Plateau d’Anor et la Vallée de l’Helpe Mineure en amont d’Etroeungt (Identifiant national : 310012728) ou va se trouver le site de la future usine à polluer de Jeferco :

« Le Plateau d’Anor et la Haute Vallée de l’Helpe Mineure forment une entité naturelle d’une grande diversité écologique et paysagère. Ils abritent en particulier plusieurs sites d’un intérêt biologique remarquable tels les étangs de la Galoperie, d’Anor, de la Lobiette et du Milourd, des bois et massifs forestiers aux structures de végétation variées…

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C’est ici que l’usine à polluer devrait être construite.

Des modes de gestion agricole et sylvicole traditionnels… et parfois très anciens, associés à une diversité importante des conditions géologiques et géomorphologiques ont permis l’apparition et le  maintien d’un grand nombre d’habitats conférant à ce vaste ensemble écologique une originalité et une valeur biologique incontestables : plusieurs espèces animales et végétales montagnardes ou continentales sont ici en limite occidentale d’aire de répartition d’où l’intérêt biogéographique majeur de ce « terroir », richesse botanique incomparable avec la présence de plusieurs dizaines d’espèces végétales protégées sans parler de toutes les autres plantes menacées de disparition si des mesures de sauvegarde ne sont pas prises rapidement, avifaune préforestière et forestière particulièrement originale et présence d’espèces exceptionnelles dans le Nord de la France. »
 
Arrêté préfectoral-pollution
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