La loi Biodiversité enfin adoptée : des progrès, des regrets, voici le bilan.

Un article de Reporterre, le 29 juillet 2016, par Marie Astier.

Annoncée au début du quinquennat de François Hollande, la loi sur la biodiversité a finalement été adoptée. Reporterre fait le bilan d’un texte ballotté entre les pressions des lobbys et les hésitations des parlementaires.

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L’usine à polluer sera ici.

Après un périple de plus de deux ans, la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages a été définitivement adoptée le 20 juillet dernier. Elle avait d’abord dû attendre quasiment un an pour arriver, après un passage en conseil des ministres, devant l’Assemblée nationale. Puis de nouveau patienter plus de 9 mois pour sa première lecture en séance publique au Sénat. Le jeu de ping-pong entre les deux chambres a ensuite duré le temps de trois lectures au Sénat et quatre à l’Assemblée nationale, pour que cette dernière emporte la partie, il y a une semaine.

Avec ce texte, il s’agit d’« agir non plus contre la nature mais avec elle et de la traiter en partenaire », explique la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, dans le dossier de presse de présentation du texte. La secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, Barbara Pompili, parle quant à elle d’un texte « réaliste et ambitieux ». Les associations de protection de l’environnement (FNE, WWF, LPO, FNH, Humanité et Biodiversité, Agir pour la biodiversité, ANPCEN), qui ont suivi de près le parcours du texte, sont plus mitigées et notent dans leur déclaration commune « de réelles avancées, malgré des occasions manquées ». Même constat pour le collectif Semons la biodiversité, qui regrette des « avancées inachevées ». Les mêmes avancées sont saluées par les parlementaires écolos, qui parlent tout de même d’une « loi fragile ». (…)

Ce qu’il n’y a pas dans la loi, et que les écolos auraient voulu y voir

  • La taxe sur l’huile de palme a été évincée du texte ;
  • Le chalutage en eau profonde n’a pas été interdit par la loi française… mais l’Union européenne l’a fait ;
  • L’interdiction du dragage des fonds marins en présence de récifs coralliens ;
  • Le statut d’être sensible pour l’animal sauvage.

L’article complet est ici.

 

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