Le maire d’Anor défend l’usine à pellets.

Un article du journal L’Avenir, le jeudi 09 juin 2016.

Après la venue des opposants au projet, le collège a invité cette fois le maire d’Anor au sujet de l’installation d’une usine à pellets.Une usine à pellets devrait voir le jour à Anor. Cela suscite des questions pour les communes à proximité, voire l’hostilité d’opposants, représenté par l’association Anor Environnement. Après avoir entendu le point de vue de celle-ci, c’est au tour de M. Perat, maire d’Anor qui soutient le projet, d’expliquer celui-ci.

L'Avenir 2016-06-09

L’Avenir du jeudi 09 juin 2016.

Commentaire : Le maire d’Anor s’est contenté de réciter la liste des accords obtenus lors du montage de ce projet et n’a donné aucun détail technique. Ce qui prouve qu’il ne maitrise pas le dossier et n’a jamais lu l’étude d’impact. Il conclut en déclarant « j’ai le devoir de veiller au développement de mon territoire ». C’est vrai, mais le premier devoir d’un élu n’est-il pas de veiller à la santé et au bien-être des citoyens de SON territoire? Surtout lorsqu’on sait que ce projet va supprimer plus d’emplois qu’il n’en créera.

Ce projet d’usine à pellets est classé ICPE (Installation Classée Pour l’Environnement). Selon le site du ministère de l’environnement, « les installations classées sont toutes les installations (dépôt, chantier, usine, atelier) qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients pour la commodité du voisinage, la santé, la sécurité, la salubrité publiques, l’agriculture, la protection de la nature et de l’environnement, la conservation des sites et monuments, des éléments du patrimoine archéologique ». Pour Anor, il y aura des risques d’incendie, d’explosion, de pollution de l’air et de l’eau. Mais aussi 72 passages de camions sur des routes inadaptées, un fonctionnement 24 h sur 24 et 11 mois par an, le bruit insupportable pour les riverains, un risque sanitaire pour les plus fragiles (crèches, écoles, personnes âgées) et une pollution des zones écologiques remarquables du territoire.

Pour conclure, le manque de transparence et de concertation, les 60 problèmes et erreurs grossières de l’étude d’impact, le manque de matière première dans le département le moins boisé de France, les effets négatifs sur la population du Sud Avesnois et de la botte du Hainaut, les menaces sur le tourisme et les maraichers bio, l’absence de fonds propres, l’opacité du financement et l’amateurisme du promoteur dans le domaine de la biomasse montrent que ce projet polluant est très mal choisi, manifestement inadapté et destructeur pour notre territoire. Ce type d’usine ne doit pas voir le jour, ni ici, ni ailleurs !!

Enfin voici le commentaire que Charles Quint a laissé sur notre page facebook :
J-L Pérat a raison, c’est son rôle de développer son territoire.  Mais il faut comprendre pourquoi on arrive à ça. Ce « petit » maire, prof de sports toute sa carrière, gentil, trop comme disaient les jeunes cadets et juniors qu’il entraînait à la fin des années 70. Pourquoi en arrive-t-il là ? Parce qu’il s’inscrit dans le système dominant qui consiste à assigner aux élus le rôle d’accueillir ce qui crée de L’EM-PLOI, devenu maître mot depuis les choix du tout industriel. Même pour 23 malheureux emplois de « prolétaires sous-payés », qui seront les premiers touchés en terme de santé, avec un directeur qui sera en plus responsable des mesures de protection de leur santé, alors même que leur emploi consiste précisément à gérer un système qui détruit la santé.
Ce puissant système a déjà tout détruit ou presque sur son passage : artisanat, commerces et métiers de proximité, circuits locaux donc courts et sans intermédiaire, mise en capacité du territoire de choisir dans ses ressources une organisation du travail qui émancipe et promeut la qualité et le bien être. Par contre, reste la capacité des citoyens à lutter contre, quitte à finir « matraqués » par la police sensée les défendre. Car c’est ce qui arrivera si nous décidons d’aller au bout si ce projet devait se poursuivre.
Lorsqu’un tel système est en place, il est difficile de lutter contre, comme par exemple il est difficile, risqué et quasi suicidaire de se déplacer à vélo lorsque le système dominant est l’automobile, lorsque toutes les rues ont été aménagées pour l’automobile – et donc pour que leur circulation soit fluide – à 50, 70, 90, etc. km/h.
D’ailleurs, quelle alternative à J-L Pérat ?
Comme le dit Jazzman, on doit dénoncer ces projets à la racine. Le système, pour les rendre acceptable, les aménage : un peu d’enquête publique, un peu de réglementation – mais surtout ne pas freiner ce développement de L’EM-PLOI – et « accessoirement » de la pompe à fric mirobolante (23 M €!) qui va avec.

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20160608_00838494/le-maire-d-anor-defend-l-usine-a-pellets

 

 

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en mai 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets dans la zone d’activité Saint-Laurent à Anor (à 150 m de chez moi) , je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact, avis de l’autorité environnementale, avis de la commissaire enquêteur, avis du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une unité de fabrication de granulés de bois et une centrale biomasse. J'ai été atterrés par ce que j'y ai lu. Plusieurs riverains étaient du même avis, nous avons donc créé un collectif. Au bout de quelques mois ce collectif est devenu une association : Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. Et en janvier 2016, la société Jeferco obtient une autorisation complémentaire permettant d'utiliser du bois de classe B (bois peints, collés, vernis) dans le process de fabrication de son pellet industriel.
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3 commentaires pour Le maire d’Anor défend l’usine à pellets.

  1. TIM dit :

    J’ai habité à Fourmies pendant mon enfance mais je passais souvent à Anor, l’autre jour avec Google Map j’ai eu l’occasion de voir comment c’était devenu, je trouve que la ville n’a pas perdu son charme d’avant, ce n’est pas comme la forêt qu’on a du côté de Fourmies, et Jean Luc Peyrat j’ai entendu parler de lui il y a une quinzaine d’années à l’occasion d’une élection.

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  2. ce projet ne doit pas aboutir à anor ni ailleurs.la biomasse est une énergie fossile elle fait déja partie du passé.il faut pour créer de vrais emplois s’orienter définitivement vers des énergies renouvelables diversifiées.

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    • tout a fait monsieur xavier bertrand president de la region hauts de france vient de lancer la troisieme revolution industrielle sur fourmies et sa region de nouvelles technologies d energies propres vont voir le jour une renaissance est en marche ! il me semble alors incoherent d y implanter cette usine a polluer sur le secteur d anor

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