Un mois après son lancement, plus de 4750 signatures pour la pétition contre une usine à pellets à Anor.


4758 signatures, c’est le nombre de soutiens qu’a réussi à attirer la pétition contre l’implantation d’une usine à Pellets à Anor, pile un mois après son lancement. La pétition, adressée à la ministre de l’écologie Ségolène Royal, portée par l’association Anor environnement est en ligne depuis un mois. Anor Environnement dénonce un projet qui va à l’encontre du Code de l’Environnement, à proximité d’un site naturel classé Natura 2000, recensant des espèces faunistiques protégées.

Un article de Canal Fm, par Ugo Petropoulos, le 15 Avril 2016.

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« Ce projet engendrera des impacts et nuisances majeurs sur le plan environnemental, écologique, sanitaire et touristique, par les émissions toxiques et cancérigènes, issues de la combustion de bois souillés en provenance de déchetteries de Belgique.

Nombreuses prairies sur lesquelles, on a recensé environ 90 espèces végétales, contribuent également à sa biodiversité. Quant aux espèces animales, la Chouette chevêche d’Athéna, le Tarier pâtre, la Bondrée Apivore, la Cigogne noire, le Milan noir, la Pie grièche écorcheur, la Couleuvre à collier: espèces patrimoniales protégées par une directive de l’Union Européenne utilisant cette zone pour leur reproduction et le nourrissage » peut-on lire sur le texte de la pétition.

L’article de Canal Fm est ici.

Et la pétition est là.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels - qui sont destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique, en Angleterre ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une usine de fabrication de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture une autorisation complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides ou des pesticides) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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