Combien de trains par semaine?

Revenons sur l’article de La Nouvelle Gazette du lundi 04 avril 2016. En bas à gauche, un encadré rouge nous informe que 3 à 6 trains par jour vont emprunter la voie privée non électrifiée de la CCM. Ces chiffres ont été donnés à la journaliste de La Nouvelle Gazette par le maire d’Anor.

Regardez ci-dessous la page 98 de l’étude d’impact de Jeferco : 86 trains par an soit 2 trains par semaine !!

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Étude d’impact Jeferco page 100.

Le maire d’Anor dit souvent que la majorité des transports se fera par train. Petit calcul : l’approvisionnement de l’usine c’est 262 500 T/an de bois vert par camions, l’expédition de pellets c’est 90 000 T/an par trains et 30 000 T/an par camions. Du coup, sur 382 500 tonnes qui vont entrer ou sortir de l’usine, seulement 90 000 tonnes utiliseront le train, soit moins de 1/4 de l’ensemble des matières transportées. C’est expliqué ci-dessous à la page 135 de l’étude d’impact. Alors pourquoi fallait-il impérativement une voie ferrée à proximité du projet? Pour faire baisser le bilan carbone, si on oublie de dire que la motrice de ce train ne fonctionne pas à l’électricité mais au gas-oil (comme les camions) …..

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Étude d’impact Jeferco page 135.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en mai 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact, avis de l’autorité environnementale, avis de la commissaire enquêteur, avis du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une unité de fabrication de granulés de bois et une centrale biomasse. J'ai été atterrés par ce que j'y ai lu. Plusieurs riverains étaient du même avis, nous avons donc créé un collectif. Au bout de quelques mois ce collectif est devenu une association : Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient une autorisation complémentaire permettant d'utiliser du bois de classe B (bois peints, collés, vernis et contenant potentiellement des métaux lourds) dans le process de fabrication de son pellet industriel. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter que le préfet du Nord avait accordé à la société Jeferco.
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