Des granulés qui inquiètent … les Belges.

Un article du quotidien Belge l’Avenir, par Mathieu Guérin, le 31 mars 2016.

Une usine à pellets devrait bientôt voir le jour à Anor, ville française voisine de Momignies. Le projet inquiète et a été évoqué au conseil communal.

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Mardi soir, avant même de commencer le conseil communal proprement dit, le conseiller Jean-Marc Poullain (IC) souhaite poser l’une ou l’autre question au collège communal. L’une d’elles concerne l’implantation d’une importante usine à pellets dans la zone industrielle Saint Laurent, à Anor, en France. Soit à quelques kilomètres à peine des premières habitations momigniennes.

L’interrogation de M. Poullain correspond aux inquiétudes qui nous ont été transmises par l’association citoyenne « Anor Environnement ». Selon cette dernière, le projet initial, qui dépasse la frontière toute proche, était déjà néfaste pour l’environnement et le cadre de vie local. Mais, en plus, le dossier a évolué fin 2015 : l’entreprise Jeferco, à l’initiative du projet, aurait ainsi reçu l’autorisation de traiter désormais des bois de Classe B. C’est-à-dire des déchets de bois divers, peints ou vernis, en provenance des chantiers, bâtiments ou autres déchetteries. Ceux ci seraient nettement plus polluants que les bois de classe A (naturel) qui pouvaient être traités par Jeferco avant modification du projet.

Pétition en ligne.

Hostile à ce futur « mastodonte industriel » (sic), l’association citoyenne française a déposé un recours contre ce projet auprès du tribunal administratif de Lille. Composé d’Anoriens mais également de voisins proches (belges notamment), le groupe d’opposants est également à l’initiative de pétitions en ligne réclamant l’abandon du projet économique. Leur argumentaire repose sur la pollution atmosphérique, l’impact sur la faune, la flore et les eaux ou encore les nuisances directes sur les habitants proches de l’usine : pollutions sonores, olfactive et visuelle, trafic routier intense (72 camions/jour) …

Information transfrontalière.

S’appuyant sur l’inquiétude de citoyens momigniens, Jean-Marc Poullain demande au collège communal quelle information il aurait reçu de la part de la Ville d’Anor. Albert Depret répond que la Commune n’a pas été contactée à ce sujet par les autorités d’Anor, avec qui les contacts sont pourtant  riches : les deux communes sont jumelées. Le conseiller de l’opposition demande dès lors au collège communal d’interpeller officiellement leurs alter ego français. Le conseil prend acte.

Malgré nos efforts, nous ne sommes pas parvenus, hier, à joindre le maire d’Anor pour recueillir son avis sur ce dossier. Affaire à suivre …

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