Une nouvelle pétition.


Un internaute a décidé de lancer une pétition contre l’ex-future usine à polluer, afin de récolter un maximum de signatures. Merci à Huberland Laurent. Voici le texte qu’il a publié sur sa page Facebook.

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« Passionné(e)s de la nature, élu(e)s contre ce projet, associatifs et organismes de protection de la nature et défense de l’environnement, je vous invite à signer le plus largement possible, à le partager et à médiatiser le plus possible !

=> Pour faire cesser définitivement ce projet aberrant, sur la commune d’Anor (59), situé à proximité d’un site naturel classé Natura 2000, au sein du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, recensant des espèces faunistiques protégées.

=> Ce projet qui engendrera des impacts environnementaux majeurs, écologiques et sanitaires, par les rejets toxiques cancérigènes, incluant la combustion de bois souillés.

=> Ce projet qui va à l’encontre du Code de l’Environnement et de la directive de l’Union Européenne [Article L414-1 -Conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvages – Section 1 : Sites Natura 2000 – (Ordonnance nº 2001-321 du 11 avril 2001 art. 8 Journal Officiel du 14 avril 2001) – (Loi nº 2005-157 du 23 février 2005 art. 140, art. 141, art. 142 Journal Officiel du 24 février 2005) – (Loi nº 2006-1772 du 30 décembre 2006 art. 40 I, II, Journal Officiel du 31 décembre 2006) ].

Ainsi que des répercussions néfastes au niveau touristique, agricole et économique: déboisement aussi bien côté Belge que Français, perte des agréments en bio, répercussion sur la nappe phréatique et vergers environnants, contamination des productions laitières et avicoles par les rejets de dioxine, et de métaux lourds. Exode des artisans locaux et fermeture des gîtes verts. Sur le plan économique : peu d’emplois à pouvoir et qui seront non locaux.
Ne commettons pas la même erreur que les boues rouges toxiques d’Altéo, par le chantage à l’emploi…

D’avance, merci à tous et à toutes pour votre participation, dans la préservation de l’environnement, de la santé publique et des générations futures.

Si vous êtes une association ou un organisme de protection de la nature et de l’environnement, n’hésitez pas à vous joindre à ce combat pour la bonne cause en contactant Anor Environnement.
Objectif: 500 000 signatures
[dès votre signature, merci de vérifier votre boîte mail pour valider, via le lien reçu] »

Pour signer la pétition, cliquez ici.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels - qui sont destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique, en Angleterre ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une usine de fabrication de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture une autorisation complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides ou des pesticides) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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