En Grande-Bretagne, incendie d’une usine de biomasse.


Un article de « The Journal » du 12 octobre 2013.

Les pompiers ont été appelés pour lutter contre un incendie dans une usine de biomasse dans un port du Nord-Est. Neuf équipages ont été appelés au port de Tyne à South Shields juste après 15 heures hier. Des panaches de fumée pouvaient être vus de la route et, au sommet de l’incendie, environ 50 pompiers ont été impliqués dans la lutte contre l’incendie, qui a éclaté dans une tour de convoyage stockage de pellets.

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Keith Trotter, directeur de groupe avec les services d’incendie et de sauvetage de Tyne et Wear, a déclaré: «Le feu était dans une tour de transfert de convoyeur à Port de Tyne. Ceci est utilisé pour transférer des granulés de bois à partir de l’installation de stockage principal vers le silo de chargement des trains.

« L’accès à l’incendie était difficile et dangereux. Au plus fort de l’incendie, les équipes ont mis en œuvre six lances pour combattre  le feu. Ce fut un incendie particulièrement difficile et nous avons dû réévaluer la façon dont nous avons abordé le feu en raison des conditions difficiles auquelles nos équipes de pompiers ont été confrontés. Les équipes de pompiers qui ont été mobilisés de Tyne et Wear doivent être félicités pour leur professionnalisme et les actions rapides qui ont permis de mettre le feu sous contrôle rapidement. Les pompiers resteront sur place pendant un certain temps pour s’assurer que le feu ne se rallume pas, et nous tenons à remercier le port de Tyne pour leur aide. »

Au total, neuf véhicules d’incendie, une plate-forme grande échelle, une unité de soutien opérationnel et une unité de commandement ont été nécessaire pour lutter contre le feu. Personne n’a été blessé dans l’incident et la cause de l’incendie est sous enquête.

« En Octobre 2011, nous avons dit comment les pompiers ont passé 12 heures à lutter contre un incendie dans le port de Tyne, après qu’un stock de 200 tonnes de granulés de bois ai pris feu.

http://www.thejournal.co.uk/news/firefighters-battle-blaze-biomass-plant-6177469

 

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par ce projet d’usine de pellets industriels - pellets destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis du conseil municipal d'Anor, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis consultatif du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une "unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco a obtenu du préfet un arrêté complémentaire qui lui permet d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des pesticides ou des composés organiques volatiles non naturels) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter qui avait été accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue en 2018. Début 2018, ce même promoteur dépose en préfecture un nouveau projet qu'il dit être le même - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - mais qui est en fait différent à 50% du premier projet. En effet, le premier projet a été modifié pour incorporer des bois de classe B. Le permis de construire a été modifié. Tout l'approvisionnement arrivera sous forme de plaquettes, ce qui implique la suppression de l'écorçage, du broyeur-déchiqueteur et du parc à bois. Un brevet a été obtenu en 2017. Le système de filtres de la cheminée a complètement changé pour passer du filtre cyclonique à l'électro-filtre dont les boues seront rejetées dans l'assainissement collectif. Il n'y aura pas de réunion public, ce qui va priver la population d'une information correcte que la loi exige ! Si ce second projet obtenait une autorisation, nous l'attaquerions immédiatement en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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