Une entreprise de granulés détruite dans un incendie à Brignoles

Un article de Var Matin, le 13 octobre 2013.

Un incendie s’est déclaré très tôt ce samedi matin, vers cinq heures, dans l’entreprise « Les granulés de Provence » située au bord de la RN7 à Flassans. Proposant un combustible novateur et propre, les granulés et pellets, produits localement qui plus est, l’entreprise était en fonction depuis plusieurs mois, et commençait à se faire un nom dans la région, dans un secteur en pleine expansion. Ironie du sort, la première entreprise fabriquant de granulés du Var devait être officiellement inaugurée était programmée ce 24 octobre.

Flassans 12 octobre 2013Incendie de l'entreprise Les granulés de Pro

Flassans, Incendie de l’entreprise Les granulés de Provence

Le sinistre s’est rapidement propagé à la faveur des importants stocks sur place – « environ 500 m3 » estimait un pompier sur place – alors que la saison démarrait à peine. L’ensemble de la surface de l’entreprise, soit 600 m2, a subi de très importants dégâts. Les stocks ont été détruits, tout comme les machines (séchoir, broyeur, presse…) et la structure même du bâtiment dont la toiture a ployé.

L’intervention rapide et puissante des sapeurs-pompiers a toutefois été efficace. Pas moins d’une trentaine d’hommes venus de Brignoles, Le Luc et Garéoult ont lutté vaillamment pour circonscrire le sinistre, notamment en l’encerclant de cinq lances à incendie. La tactique a permis d’éviter que les flammes ne détruisent également les locaux attenants d’un atelier mécanique et d’un carreleur.

Accident ? Acte de malveillance ? La brigade de gendarmerie du Luc est chargée d’éclaircir les causes du sinistre. Les investigations menées hier après-midi par « les experts » des TIC (Technicien d’Identification Criminelle) apporteront probablement des éléments importants aux enquêteurs.

http://archives.varmatin.com/brignoles/une-entreprise-de-granules-detruite-dans-un-incendie-a-flassans.1446290.html

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A propos Jazz Man

Point culminant du département du Nord, Anor (3 300 habitants) se situe à la limite de l’Aisne, de la Belgique et des Ardennes. Notre commune, bocagère et joliment vallonnée, est adhérente au Parc Naturel Régional de l’Avesnois. En juin 2014, un projet "d'unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW, nous intrigue lors de l’enquête publique. Le 18 décembre 2014, le préfet du Nord accorde à la société Jeferco l'autorisation d'exploiter cette usine expérimentale de pellets industriels qui serait destinée à alimenter des centrales électriques utilisant le bois-énergie au Danemark ou en Allemagne. Nous créons un collectif qui devient rapidement l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous déposons un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco, ne trouvant pas suffisamment de bois vert dans le département le moins boisé de France, obtient du préfet un arrêté complémentaire lui permettant d'utiliser des bois de classe B : bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des insecticides, des pesticides, des COV ou des HAP. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter. Début mars 2017, le promoteur fait appel. Le 15 juin 2017, Il obtient un sursis mais ne met pas en œuvre son projet, sans doute consciente des lacunes du dossier. Début juillet 2017, ce promoteur dépose un nouveau projet - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - soumis à enquête publique du 01 au 30 juin 2018. Le 06 août 2018, la commissaire enquêteur publie ses conclusions, son avis et un rapport de 400 pages : AVIS DÉFAVORABLE. En septembre 2018, nous découvrons que le promoteur a déposé en juin 2017 le même projet à Damblain, une commune du département des Vosges. Serait-ce un plan B ? Le 16 octobre 2018, le CoDERST donne un avis favorable au second projet Jeferco. Le 25 octobre 2018, le préfet accorde une autorisation d'exploiter. Et au même moment, nous apprenons que fabriquer du pellet avec du bois de classe 'B', ça ne peut pas fonctionner. Les américains ont abandonné cette technique et aucun exploitant au monde n'a réussi à passer au stade industriel. C'est donc bien une usine expérimentale ! Le 11 décembre 2018, le préfet des Vosges signe l'autorisation d'exploiter : le plan B devient un plan A. Le 28 février 2019, nous déposons une requête en annulation auprès du Tribunal Administratif de Lille pour le second projet. Le 18 mars 2019, à propos du premier projet, le Ministre de la Transition Écologique et Solidaire informe la Cour Administrative d'Appel de Douai de l'obtention, par la Sas Jeferco, d'une nouvelle autorisation préfectorale (qui annulerait la première) pour ce projet d'usine expérimentale de pellets industriels. Le 24 avril 2019, le promoteur dépose un mémoire en maintien d'appel, expliquant que, pour lui, il n'y a pas de second projet mais un acte de régularisation du premier projet ayant un "caractère modificatif ou substitutif". Le 30 mai 2019, nous déposons un mémoire en non-lieu à statuer. Le 06 juin 2019, la Cour Administrative d'Appel de Douai est réunie en audience publique. Le rapporteur public demande le non-lieu à statuer. Ce qui va annuler toute la procédure liée au premier projet. Verdict fin juin, probablement. Ce type d'usine expérimentale et polluante, fonctionnant 24/24, sept jours sur sept, va contribuer à industrialiser nos forêts. Elle n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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