Poêle à granulés : le coût du kWh comparé aux autres énergies


Un article du magazine Que Choisir
Commentaire : La messe est dite !! Le pellet au même prix que le gaz naturel et le pétrole. A quoi bon massacrer nos forêts. Le fabricant Allemand d’électricité RWE fait construire, aux États-Unis, une usine de fabrication de pellets d’une capacité de 750 000 tonnes par an. Cette production est entièrement destinée à l’Europe. Mais en Angleterre, RWE a dû fermer deux centrales électriques au charbon qui migraient vers la biomasse au motif qu’elles sont trop polluantes. Les autorités anglaises ont supprimé les subventions vertes et RWE a préféré fermer ses deux centrales.

Est-il rentable d’investir dans un poêle à granulés ? Réponse avec une infographie qui compare les prix du kilowattheure des granulés à ceux du propane, de l’électricité, du gaz naturel et du fioul domestique.

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Comment lire ce graphique ?

Les prix du kilowattheure sont établis en fonction du pouvoir calorifique de chaque énergie, ce qui permet de comparer leur coût réel d’usage. Le tarif du kilowattheure retenu correspond à une maison individuelle utilisant cette énergie pour le chauffage et la production d’eau chaude. L’abonnement est inclus pour le gaz et l’électricité, la livraison incluse pour le propane, le fioul et le bois. La location ou l’achat de cuve (propane et fioul), en revanche, ne sont pas pris en compte

Nos conclusions

La demande de granulés est en hausse permanente, ce qui place les fournisseurs en position de force. Les tarifs ont augmenté, ces dernières années. Du coup, le granulé n’est plus compétitif face au gaz naturel qui, lui, est orienté à la baisse depuis deux ans.

La différence en faveur du gaz naturel peut même être plus importante qu’il y paraît au vu du seul prix du kilowattheure. En effet, le rendement des chaudières à condensation est très supérieur à celui des poêles à granulés. Il se situe autour de 100 %, contre 80 à 84 % avec les poêles à granulés dans le meilleur des cas, quand les modèles sont performants et bien réglés.

Le granulé reste en revanche une énergie très intéressante face à l’électricité et au propane, et cela devrait durer.

Le cas du fioul est particulier. Il se place actuellement en bonne position en raison de l’effondrement des cours du pétrole, mais on n’est pas à l’abri d’une hausse brutale.

http://www.quechoisir.org/equipement-de-la-maison/amenagement-chauffage/materiel-de-chauffage/decryptage-poele-a-granules-le-cout-du-kwh-compare-aux-autres-energies

 

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par ce projet d’usine de pellets industriels - pellets destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis du conseil municipal d'Anor, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis consultatif du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une "unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco a obtenu du préfet un arrêté complémentaire qui lui permet d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des pesticides ou des composés organiques volatiles non naturels) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter qui avait été accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue en 2018. Début 2018, ce même promoteur dépose en préfecture un nouveau projet qu'il dit être le même - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - mais qui est en fait différent à 50% du premier projet. En effet, le premier projet a été modifié pour incorporer des bois de classe B. Le permis de construire a été modifié. Tout l'approvisionnement arrivera sous forme de plaquettes, ce qui implique la suppression de l'écorçage, du broyeur-déchiqueteur et du parc à bois. Un brevet a été obtenu en 2017. Le système de filtres de la cheminée a complètement changé pour passer du filtre cyclonique à l'électro-filtre dont les boues seront rejetées dans l'assainissement collectif. Il n'y aura pas de réunion public, ce qui va priver la population d'une information correcte que la loi exige ! Si ce second projet obtenait une autorisation, nous l'attaquerions immédiatement en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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