Boues rouges : un chantage à l’emploi pour polluer les calanques.


Un article de Reporterre, le 30 janvier 2016, par Hélène Servel.

Extrait :
« Depuis 50 ans, les rejets de l’usine d’alumine de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, finissent en mer Méditerranée, y crachant arsenic, titanium, mercure ou encore uranium. Le préfet a prolongé autorisation de rejet, avec le feu vert de Manuel Valls et d’Emmanuel Macron. Une grande mal’nifestation a lieu à Marseille samedi 30 janvier. (…)
Mais pour José Bové, la décision est illégale : « Le Premier Ministre, Manuel Valls a personnellement donné l’ordre de reconduire l’autorisation de rejets liquides en mer de l’usine d’alumine Altéo de Gardanne au cours d’une réunion interministérielle le 3 novembre 2015. En cela, il a outrepassé ses pouvoirs et a illégalement empiété sur les compétences de la Ministre de l’Écologie, seule autorité hiérarchique de la Préfecture en ce qui concerne la police de l’eau et les installations classées pour la protection de l’environnement », écrit le député. »

On pourrait tout à fait écrire le même article en l’intitulant :
« Usine de pellets d’Anor : un chantage à l’emploi pour polluer le bocage. »
Et ils n’ont même pas besoin de l’intervention de Manuel Carlos pour construire cette usine à polluer, le préfet a signé suite aux interventions de certains zélus qui crie maintenant partout que tous les feux sont au vert !!

http://www.reporterre.net/Boues-rouges-un-chantage-a-l-emploi-pour-polluer-les-calanques

Carte St Laurent

Située près des habitations, entre une ZNIEFF et une Natura 2000, voici l’emplacement de l’usine à polluer.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels - qui sont destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique, en Angleterre ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une usine de fabrication de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture une autorisation complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides ou des pesticides) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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