Un « éco-quartier » à Anor


Un article de Canal Fm, par Paul Schuler, le 20 janvier 2016.

Lors de ses vœux le 18 janvier, le Maire d’Anor a évoqué la rénovation des anciens corons de la verrerie Blanche, dont on entend parler depuis quelques temps. Et Canal Fm nous donne là des détails croustillants sur ce projet.

Extrait des vœux du Maire d’Anor :
« Le syndicat d’initiative bénéficiera d’un lieu d’accueil pour les randonneurs… en partance vers la forêt de Fourmies ou vers le site de Milourd… « 
Donc on fait comme si le projet d’usine de bois souillés n’existait pas et on croit toujours que les touristes et les randonneurs vont continuer à venir chez nous!!
Alors que cette usine va polluer dans un rayon de 30 km pour les poussières et de deux (au moins) pour le bruit !! Que tout le bocage va être pollué par les poussières fines de bois, que les vaches ne grossiront plus et que leur lait sera impropre à la consommation.
Pourtant il y a de beaux circuit de randonnée à Saint Laurent …. Pourquoi vouloir envoyer les randonneurs vers la forêt de Fourmies ou vers Milourd?
Autre extrait des vœux du même Maire :
 » Près de 4 millions d’euros vont être investis par la société immobilière l’Avesnoise et par la ville d’Anor pour permettre au quartier de la verrerie blanche de renaître de ses cendres avec la rénovation des anciens corons en sept maisons. »
4 millions d’euros pour sept maisons jumelées. Ça fait un peu plus de 571 000 € par maison, à Anor. A ce prix, chaque maison va avoir sa piscine, son terrain de tennis, son jacuzzi et sa piste de ski !! Et c’est une affaire car une maison jumelée au prix d’un château, il n’y a qu’ici qu’on peut trouver une affaire pareille.

Et la ville d’Anor participe au financement de ces 4 millions d’euros, sans augmentation des impôts locaux, alors que l’état a fermé ses robinets et que le département est en faillite!

Hey, les zélus, on en a marre que vous nous preniez pour des demeurés !!

http://www.canalfm.fr/article-jean-luc-perat-le-premier-eco-quartier-du-sud-avesnois-verra-le-jour-a-anor-canal-fm-1503.html#

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Les corons de la Verrerie Blanche à Anor

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels - qui sont destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique, en Angleterre ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une usine de fabrication de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture une autorisation complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides ou des pesticides) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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