Usine de pellets : le maire d’Ohain demande au Préfet une nouvelle enquête d’utilité publique.

Un article de Canal Fm, par Paul Schuler, le 22 Décembre 2015.

Commentaire : Il est intéressant de noter, puisque la retranscription écrite des enregistrements ne le mentionne pas, que l’écoute des bandes son en bas de page de cet article nous donne une information importante :  le maire d’Ohain annonce que si le préfet accorde à Jeferco l’autorisation d’utiliser des bois de classe B, le maire et son conseil municipal prendront un avocat pour contester cette autorisation au tribunal administratif . Et nous ne serons plus seuls !

La polémique autour du projet de construction d’une usine à pellets sur Anor n’est pas prête de retomber : le maire d’Ohain Alain Rattez, demande au préfet du Nord de reprendre le dossier à zéro et de relancer une enquête d’utilité publique suite aux dernières révélations. L’utilisation des bois de catégorie B (comme des meubles usagés ou des portes vernies) pour être transformés en granulés pour chauffage pose problème au maire d’Ohain.

Voici un résumé des principales déclarations d’Alain Rattez :
« Je tiens à préciser qu’à la base je n’étais pas hostile à l’installation d’une usine à pellets sur le site d’Anor. Personnellement, quand j’entends parler de biomasse, je me dis que ça doit être écologique. Mais j’ai vite déchanté quand j’ai entendu parler du bois de classe B (du bois souillé de peinture, de vernis, de colle dangereuse pour la santé). (…) Monsieur Rosado a informé les élus présents lors d’une réunion le 22 juin dernier de son intention d’utiliser du bois de classe B dans la composition des pellets. Cela va représenter : 120 000 tonnes par an de biomasse mélangées au bois souillé de classe B à hauteur de 80 000 tonnes par an, soit 40 % et non 15 à 20 % comme le PDG le prétend dans son communiqué de presse. Ces chiffres sont vérifiables auprès des services de la communauté de communes. (…)

Ce n’est donc pas une modification de l’autorisation qui devrait être demandée, mais bien une nouvelle autorisation d’exploiter venant remplacer celle du 18 décembre 2014. L’augmentation du risque de nuisance sur l’environnement et sur la santé publique exige une nouvelle enquête publique préalable… »

Alain Rattez a reçu le soutien de l’ensemble des élus de son village, à l’image de Sylvain Oxoby, adjoint au maire en charge de la culture et des associations :

« En tant que père de famille, j’ai une fille de 3 ans, je suis inquiet pour son avenir et sa santé… (…). Les bois de classe B sont composés d’aggloméré obtenu à partir de sciure collée et pressée. Je vous laisse imaginer la toxicité des fumées émises par la combustion de ce genre de matériaux… !  Nous savons que M. Rosado a déposé une demande d’autorisation d’inclure du bois B dans la centrale de biomasse qui est une chaudière qui sèche la farine de bois de pellets.
– Comment les fumées toxiques vont-elles être traitées ?
– Comment vont-être stockés les bois de classe B ?
– Comment vont-ils être broyés ?
– Comment vont-ils être déféraillés ?
– Par quel procédé vont-ils être mélangés au bois propre sans faire courir de risque à la population ? Toutes ces questions restent sans réponse… »

Demain, vous entendrez la réponse de Jean-Luc Pérat, le maire d’Anor et président de la communauté de communes du Sud-Avesnois… Affaire à suivre…

L’article de Canal Fm est ici.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en mai 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact, avis de l’autorité environnementale, avis de la commissaire enquêteur, avis du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une unité de fabrication de granulés de bois et une centrale biomasse. J'ai été atterrés par ce que j'y ai lu. Plusieurs riverains étaient du même avis, nous avons donc créé un collectif. Au bout de quelques mois ce collectif est devenu une association : Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient une autorisation complémentaire permettant d'utiliser du bois de classe B (bois peints, collés, vernis et contenant potentiellement des métaux lourds) dans le process de fabrication de son pellet industriel. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter que le préfet du Nord avait accordé à la société Jeferco.
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