Ils ne supportent plus le bruit de l’usine.


Un article du JDC, le 03 décembre 2015, par Jenny Pierre.

http://www.lejdc.fr/nievre/actualite/pays/val-de-loire/2015/12/03/des-riverains-se-plaignent-des-nuisances-que-produirait-la-fabrication-de-granules-de-bois_11690074.html

Commentaire : L’usine de Cosne/Loire a ouvert en Janvier 2014. Et presque 2 ans après, des riverains se plaignent du bruit, insupportable à plus d’un kilomètre. Certains disent ne plus pouvoir dormir (mais gardent l’anonymat, ça ne vous rappelle rien). Et ils envisagent de créer une association : là, on a pris de l’avance sur eux !! Ce qui nous fait penser que tous les habitants d’Anor, du Défriché et de Trieux vont entendre « notre » usine de recyclage des bois souillés la nuit et auront donc des problèmes de sommeil. A ajouter aux problèmes de pollution …..

Extrait :

«C’est comme si vous aviez quelqu’un qui passe l’aspirateur au-dessus de votre tête », s’agace un habitant de Cosne qui préfère garder l’anonymat. Il ne supporte plus le bruit produit la nuit par l’entreprise Biosyl, située à un kilomètre à vol d’oiseau de chez lui, dans le parc d’activités au sud de la ville. « Même avec du double vitrage, j’ai l’impression qu’il y a une chaudière à côté de moi », ajoute une de ses voisines (…) »

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L’usine de Cosne/Loire.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels - qui sont destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique, en Angleterre ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une usine de fabrication de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture une autorisation complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides ou des pesticides) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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