Jeferco cherche des grosses branches !


Dans l’article de Canal Fm du 26 octobre 2015, publié le même jour sur ce blog, Jean-Luc Pérat déclare que :

« Jeferco n’a pas fait le tour des déchetteries pour chercher des bois peints-collés-vernis, contrairement à ce que le maire d’Ohain a déclaré dans la presse. Mais c’est pour trouver des branches de grosses dimensions« .

Et dans l’article de Canal Fm du 11 décembre 2015, publié le même jour sur ce blog, Jean-François Rosado, le président de la Société par actions simplifiée à associé unique (SASU) JEFERCO, nous explique que :

« En effet, la possibilité d’introduire du bois de classe B dans la fabrication du granulé a fait l’objet d’information depuis début 2015 à plusieurs reprises :
•  Des élus lors de réunions à la Communauté de Communes du Sud Avesnois,
• De Monsieur RATTEZ lors d’un rendez-vous en mairie d’Ohain le 6 février 2015, au cours duquel Jean-François ROSADO a informé Monsieur RATTEZ des différents types d’approvisionnement en bois (dont l’utilisation de bois B) pour la future usine d’Anor. Le 6 février 2015, Jean-François ROSADO a même proposé à Monsieur RATTEZ, pour l’alimentation de la chaudière de l’usine, de racheter les sous-produits de bois en vue de leur revalorisation, sous-produits issus des déchetteries dont Monsieur RATTEZ assure la supervision. »

Et comme nous l’avons lu dans l’article précédent, les bois peints-collés-vernis font partie des bois de classe B.

La société distingue traditionnellement trois sortes de mensonges dont le mensonge pernicieux, qui a non seulement l’effet, mais le but de nuire à autrui. Ce mensonge est naturellement considéré tant par la morale que par la religion comme le plus grave des trois.

Alors messieurs les promoteurs et les élus, avant de faire des communiqués à la presse il faut vous concerter afin que les mensonges de l’un ne soient pas mis à jour par les déclarations de l’autre, et vice-versa !!

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Pinocchio, un symbole du mensonge.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par ce projet d’usine de pellets industriels - pellets destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis du conseil municipal d'Anor, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis consultatif du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une "unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco a obtenu du préfet un arrêté complémentaire qui lui permet d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des pesticides ou des composés organiques volatiles non naturels) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter qui avait été accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue en 2018. Début 2018, ce même promoteur dépose en préfecture un nouveau projet qu'il dit être le même - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - mais qui est en fait différent à 50% du premier projet. En effet, le premier projet a été modifié pour incorporer des bois de classe B. Le permis de construire a été modifié. Tout l'approvisionnement arrivera sous forme de plaquettes, ce qui implique la suppression de l'écorçage, du broyeur-déchiqueteur et du parc à bois. Un brevet a été obtenu en 2017. Le système de filtres de la cheminée a complètement changé pour passer du filtre cyclonique à l'électro-filtre dont les boues seront rejetées dans l'assainissement collectif. Il n'y aura pas de réunion public, ce qui va priver la population d'une information correcte que la loi exige ! Si ce second projet obtenait une autorisation, nous l'attaquerions immédiatement en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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