Un nouveau soutien pour Anor Environnement.


Une bonne nouvelle pour notre association et notre mouvement : nous avons le soutien d’Europe Écologie Les Verts. Pierre Rose, inscrit sur ce blog, a adressé une lettre ouverte à Sandrine Rousseau, candidate aux élections régionales pour EELV. Il lui pose divers question sur son positionnement et notamment sur l’usine de pellets d’Anor. La réponse date d’hier et il y a un chapitre sur l’usine de pellets :
« Filière bois
Nous sommes, chez EELV, mais aussi au Rassemblement, résolument pour le développement de la filière bois. Mais pas n’importe quelle filière bois : une filière durable, avec une gestion raisonnée de la forêt et une production adaptée aux besoins comme aux ressources du territoire.
Concernant l’usine de pellets d’Anor, la situation est inacceptable à différents niveaux. Cette usine ne s’intègre nullement à la filière bois locale et à une logique de gestion durable de la forêt. La production des pellets étant une utilisation des sciures de bois, les unités de granulation doivent logiquement se situer à proximité de scieries. Or ce n’est pas le cas à Anor, où la taille de l’usine est clairement disproportionnée par rapport aux besoins du territoire. La mise en œuvre de ce projet rentre en totale discordance avec le Plan Forêt régional qui permet une gestion raisonnée de notre patrimoine forestier.
Les 26 emplois potentiellement créés ne compensent pas les impacts environnementaux négatifs du projet (menace sérieuse pour les espèces locales protégées, pollution de l’air, nuisances sonores, qualité de l’eau…). Le transport de la matière première pose également la question du passage par le bourg d’au moins 36 camions par jour. C’est finalement le type de développement que nous souhaitons mettre en œuvre sur nos territoires qui est questionné : D’où viendrait la matière première ? Quels seraient les débouchés des produits finis ? Quelles retombées positives pour le territoire et les acteurs locaux ? Autant de questions qui restent en suspend. Le montage financier public-privé même semble bâclé avec des coûts largement sous-estimés.
Nous nous opposons donc clairement contre ce projet néfaste.« 

https://anorenvironnement.files.wordpress.com/2015/11/reponse-eelv-sandrine-rousseau.pdf

L'usine sera là !

L’usine sera là !

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par ce projet d’usine de pellets industriels - pellets destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis du conseil municipal d'Anor, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis consultatif du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une "unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco a obtenu du préfet un arrêté complémentaire qui lui permet d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des pesticides ou des composés organiques volatiles non naturels) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter qui avait été accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue en 2018. Début 2018, ce même promoteur dépose en préfecture un nouveau projet qu'il dit être le même - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - mais qui est en fait différent à 50% du premier projet. En effet, le premier projet a été modifié pour incorporer des bois de classe B. Le permis de construire a été modifié. Tout l'approvisionnement arrivera sous forme de plaquettes, ce qui implique la suppression de l'écorçage, du broyeur-déchiqueteur et du parc à bois. Un brevet a été obtenu en 2017. Le système de filtres de la cheminée a complètement changé pour passer du filtre cyclonique à l'électro-filtre dont les boues seront rejetées dans l'assainissement collectif. Il n'y aura pas de réunion public, ce qui va priver la population d'une information correcte que la loi exige ! Si ce second projet obtenait une autorisation, nous l'attaquerions immédiatement en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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