Jean-Luc Pérat nous traite de « menteurs ».


Un article de Canal Fm du 26 octobre 2015.

http://www.canalfm.fr/article-canalfm-1088.html

Dans la troisième bande son de cet article (en bas de page), notre maire nous explique que Jeferco n’a pas fait le tour des déchèteries pour chercher des bois peints-collés-vernis, contrairement à ce que le maire d’Ohain a déclaré dans la presse. Mais c’est pour trouver des « branches de grosses dimensions ». Car, comme chacun le sait, lorsque vous avez des « branches de grosses dimensions » vous ne les gardez pas comme bois de chauffage mais vous les déposez à la déchèterie! Et le maire d’Ohain n’est pas un menteur, il a juste « mal compris ». Le projet nécessite 262 500 tonnes de bois vert par an, avec des contrats pour au moins 3 ans. Et si J-F Rosado (Jeferco) en est réduit a faire le tour des déchèteries pour trouver des « branches de grosses dimensions », c’est bien qu’il n’a pas trouvé suffisamment de matière première pour alimenter son usine.

En revanche, J.L Pérat dit et c’est entre guillemets donc cité : sa lassitude et son agacement face « aux mensonges proférés par les opposants ». Avant nous étions des « contre-tout » mais ça c’était avant !! Maintenant nous sommes des menteurs. Sachant que tous les chiffres cités par Anor Environnement sont tirés des documents officiels, nous n’avons donc proféré aucun mensonge!!

La lassitude et l’agacement de Jean-Luc Pérat ne viendraient-ils pas du fait que Jeferco a reçu une lettre recommandée de notre avocat? C’est pourtant M. Pérat lui-même qui nous a dit à plusieurs reprises, je cite : « Si vous pensez avoir raison, prenez un avocat et allez au tribunal. »

Ici le lien vers l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter :

http://www.nord.gouv.fr/content/download/22136/145944/file/ARRETE%20AUTORISATION%20-%20STE%20JEFERCO.pdf

Et voici un extrait de l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter, page 9. Le total des chiffres ci-dessous est de plus de 290 tonnes par année. Dont 2,81 kg/an d’Arsenic.

Et non, monsieur le maire, ce n’est pas un mensonge.

Extrait de l'arrêté préfectoral, page 9,

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels - qui sont destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique, en Angleterre ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une usine de fabrication de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture une autorisation complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides ou des pesticides) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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