La terre en morceaux.


Le documentaire « La terre en morceaux » diffusé sur Arte présentant l’invasion industrielle des terres agricoles.

http://www.arte.tv/guide/fr/053395-000/la-terre-en-morceaux?autoplay=1

On est en Normandie, près de Rouen, il y est question de l’expulsion du jeune « exploitant » (200 ha) pour y créer une zone commerciale portée par Immochan, l’opérateur d’immobilier commercial d’Auchan, donc la famille – la galaxie – Mulliez, bien connue à Lille et au-delà. Soit dit en passant, responsable avec 2 ou 3 autres de la mort des centres villes par la transposition à l’extérieur des villes et souvent en pleine nature, des commerces avec leurs gigantesques centre commerciaux ou comment industrialiser le commerce… Aujourd’hui, ils industrialisent les produits de la nature, Jeferco à Anor, ou Ramery (un autre Nord-Pas-de-Calais) avec sa ferme-usine des 1000 vaches en Picardie.
Ce documentaire présentait l’engagement de quelques jeunes gens pour maintenir une occupation paysanne sur le site, qui a prospéré en collectif citoyen avec développement de multiples activités. Un vrai projet de territoire.
L’Immochan ayant abandonné son projet de zone (!) commerciale, que pensez-vous qu’il advint?
Le collectif a été expulsé manu militari cet été par l’Etat donc le gouvernement, comme le souligne Reporterre qui suit l’affaire, et les consorts Auchan (Aux Champs: mdr! Pourquoi pas : A Pâture!) ont vendu ferme et terrain à vil prix à de… jeunes entrepreneurs locaux dynamiques pris d’une soudaine passion paysanne et plus si affinités.
La suite avec Reporterre, édifiant!

http://www.reporterre.net/Le-mauvais-coup-de-l-ete-l-Etat-evacue-la-ferme-des-Bouillons-et-la-cede-a-des

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par ce projet d’usine de pellets industriels - pellets destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis du conseil municipal d'Anor, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis consultatif du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une "unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco a obtenu du préfet un arrêté complémentaire qui lui permet d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des pesticides ou des composés organiques volatiles non naturels) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter qui avait été accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue en 2018. Début 2018, ce même promoteur dépose en préfecture un nouveau projet qu'il dit être le même - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - mais qui est en fait différent à 50% du premier projet. En effet, le premier projet a été modifié pour incorporer des bois de classe B. Le permis de construire a été modifié. Tout l'approvisionnement arrivera sous forme de plaquettes, ce qui implique la suppression de l'écorçage, du broyeur-déchiqueteur et du parc à bois. Un brevet a été obtenu en 2017. Le système de filtres de la cheminée a complètement changé pour passer du filtre cyclonique à l'électro-filtre dont les boues seront rejetées dans l'assainissement collectif. Il n'y aura pas de réunion public, ce qui va priver la population d'une information correcte que la loi exige ! Si ce second projet obtenait une autorisation, nous l'attaquerions immédiatement en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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