LA ZAD de ROYBON.


Un reportage d’envoyé spécial de janvier 2015 sur ce projet de « center parcs » à Roybon et l’action engagée par les ZADistes ou pas, pour éviter le saccage. Et comme ici, le seul argument : l’emploi, 700 disent-ils; ils auraient dû dire 1000, ça percute mieux. Comme ici, des élus qui font un pont d’or à l’industriel et une commune endettée pour des décennies. Arrogances et certitudes, retranchées derrière un : « nous voulons développer le territoire ». Avec uniquement des coups monstrueux qui enrichissent des privés pour quelques emplois au SMIC, et cela rappelons-le : au SMIC ! Quelles exigences y a-t-il de ces élus prétendument progressistes d’imposer à l’industriel des salaires et des conditions de travail au-delà de la seule déclamation que ça crée des emplois – alors que ça crée surtout l’enrichissement d’un industriel hors sol qui dépensera sa rente ailleurs?

https://www.youtube.com/watch?v=emB-5JsXV_w&feature=youtu.be

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels - qui sont destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique, en Angleterre ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une usine de fabrication de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture une autorisation complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides ou des pesticides) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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