Des terres agricoles.


Le projet prévoit l’installation du parc à bois sur une zone NC.
Étude d’impact page 148 : « 6-1-1 Plan d’occupation des sols (…) la zone NC permet l’accueil du parc à bois, aucun construction n’étant permis sur cette zone. »
P.O.S. Chapitre V – Dispositions applicables à la zone NC : « C’est une zone naturelle protégée réservée à l’activité agricole et à l’élevage dont il est indispensable de protéger l’équilibre économique et écologique. (…) Sont admis : – les constructions à usage d’habitation directement liées aux exploitations agricoles ou d’élevage. – les bâtiments et installations nécessaires aux activités agricoles ou d’élevage (…)».

Donc, une zone NC ne prévoit pas qu’il n’y a aucune construction mais dit bien qu’elle est réservée à l’activité agricole. Cela signifie que parmi les autorités ayant eu à émettre un avis, aucune n’a consulté le POS (Plan d’occupation des sols).

http://borne.anor.fr/fichiers/012-NC.pdf#lien

Carte St Laurent

Située près des habitations, entre une ZNIEFF et une Natura 2000, voici l’emplacement de l’usine à polluer.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets industriels - qui sont destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique, en Angleterre ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une usine de fabrication de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco obtient de la préfecture une autorisation complémentaire permettant d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides ou des pesticides) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue pour le début de l’année 2018. Mais ce même promoteur prépare déjà un nouveau projet - probablement le même, la loi ayant changé pour lui être plus favorable - qui est en cours de finalisation. Si ce second projet obtient une autorisation, nous l'attaquerons aussi en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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