La route départementale 963 entre Anor et Mondrepuis. Un coupe-gorge ?

Un article de Lionel Maréchal, pour la voix du Nord, le 16 mai 2015.

De part et d’autre de la « frontière administrative entre le Nord et l’Aisne, les riverains des communes d’Anor et de Mondrepuis sont excédés par la vitesse des véhicules sur la route départementale 963, à l’origine d’accidents dont un mortel en mars. Ils dénoncent la passivité des pouvoirs publics.

C’est un tronçon d’environ un kilomètre à 90 km/h qui va de la sortie de la commune d’Anor (dans le Nord) à celle de Mondrepuis (dans l’Aisne). C’est la route départementale 963 – propriété des deux conseils départementaux. En six mois, elle a connu trois accidents graves (le dernier dans la nuit de lundi à mardi) avec, outre de nombreux dégâts matériels (haies détruites, portails pulvérisés, compteurs à gaz arrachés), la mort d’une jeune femme de 20 ans en mars. En cause ? Pour les riverains de part et d’autre de la « frontière », la vitesse. Ils sont excédés. Dans le Nord, c’est la consternation : « Cela fait des années que ça dure avec des accidents à répétition. La sortie d’Anor, c’est dangereux tous les jours. Le voisin vient de refaire son muret suite à une sortie de route. Moi, j’ai même été réveillé la nuit par un jeune qui avait eu accident et dont le véhicule commençait à s’embrasser. Et j’ai du mal à sortir ma voiture de mon garage… ». Dans l’Aisne, à quelques mètres, les déclarations sont similaires : « On a tout fait pour que cela cesse depuis dix ans : interpellation des élus, demande de rendez-vous en sous-préfecture, pétition… mais on n’a jamais rien vu venir. Aucun retour. On n’a l’impression qu’ils s’en foutent. Nous sommes mêmes allés signaler le problème dans le Nord. On nous a répondu que cela concernait l’Aisne… Pendant ce temps-là, les accidents se poursuivent et des véhicules roulent très vite. Ainsi, impossible de se rendre à l’arrêt de bus à pied, risque régulier de face-à-face… c’est le coupe-gorge ici ! » Les quatre conseillers départementaux récemment élus dans les cantons de Fourmies et d’Hirson entendront-ils le message ?

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