De l’eau pour fabriquer du pellet ?

L’étude d’impact, page 120, affirme « Pas d’utilisation d’eau dans le process ». Du coup, l’arrêté préfectoral (article 4.1.1) autorise un prélèvement maximal d’eau du réseau public de 100 M3 par année. Or, en lisant cette article, du site « prixpellets.ch », on comprend pourquoi la fabrication de pellets nécessite un apport d’eau.

Extrait : « Dans une installation de fabrication de pellets, la teneur en eau du matériau de base subit de fortes fluctuations. Si l’on travaille avec du bois fraîchement coupé ou avec de la sciure, la teneur en eau est d’environ 50%. Dans le séchoir, la teneur en eau du bois haché ou de la sciure est ramenée à environ 10% avant que ce dernier soit broyé en farine de sciure. Avant que la sciure ne soit transformée en pellets, elle doit être à nouveau humidifiée afin d’atteindre la teneur en eau optimale pour cette transformation. Cet optimum se situe entre 10% et 15% et dépend principalement du matériau à transformer. Si la sciure est trop sèche dans la presse, les pellets seront cassants et l’état de fonctionnement de la presse sera suboptimal, ce qui se traduit par des travaux d’entretien plus fréquents et des frais d’usure plus élevés. Si la sciure est trop humide, les rouleaux de la presse et la forme de la presse vont patiner, ce qui réduit le débit ainsi que la qualité des pellets. »

On apprend aussi, à la fin de l’article, qu’il faut une grande quantité d’électricité. Mais ça, personne n’en parle dans l’étude d’impact. La ligne HT qui vient du « défriché » sera-t-elle suffisante ou aurons nous des délestages d’EDF. Une usine qui se veut « écolo » aurait pu prévoir des panneaux solaires sur les 3000 m2 de toitures !!

http://www.prixpellets.ch/fr/news/article/25284/technique-de-fabrication-de-pellets

presse-1tonne

Presse à pellets.

A propos Jazz Man

Clarinettiste amateur, j'aime le jazz.
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