Mais d’où va venir toute cette eau ?

Afin de vous montrer qu’on ne dit pas n’importe quoi à propos de cette usine de pellets, je vous cite un point qui pose problème parmi plusieurs dizaines déjà trouvés dans l’étude d’impact de ce projet.
Et il suffit de lire les documents officiels qui sont cités ci-dessous :
Résumé non technique (2) page 17 : «Pas d’utilisation d’eau dans le process».
Encore un mensonge! L’usine de pellets de Cosne/Loire a été autorisée à forer dans la nappe phréatique afin de tirer 10 000 M3 d’eau par an. D’après la Fédération Nationale du Bois (FNB) l’air pulsé dans les chambres de séchage n’est pas sec. S’il l’était, cela altèrerai la qualité du bois, compte tenu des températures élevées dans le séchoir (180 à 240°C). Il est donc nécessaire d’ajouter un humidificateur d’air qui fonctionne avec de la vapeur d’eau et c’est l’équilibre chaleur humidité qui permet un séchage de bonne qualité. Il y aura donc utilisation d’eau dans le process.
Par ailleurs, l’arrêté préfectoral (article 3.1.4) prévoit qu’un « arrosage des pistes et voirie est effectué en période sèche, afin d’éviter la dispersion de poussières.»!!
Mais d’où va venir toute cette eau, puisque l’arrêté préfectoral (article 4.1.1) autorise un prélèvement maximal d’eau du réseau public de 100 M3 par année, pour les sanitaires ?

P1040188

Une des 4 mares prairiales, oubliées par le bureau d’étude.

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en mai 2014 et intrigué par le projet d’usine de pellets dans la zone d’activité Saint-Laurent à Anor (à 150 m de chez moi) , je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact, avis de l’autorité environnementale, avis de la commissaire enquêteur, avis du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une unité de fabrication de granulés de bois et une centrale biomasse. J'ai été atterrés par ce que j'y ai lu. Plusieurs riverains étaient du même avis, nous avons donc créé un collectif. Au bout de quelques mois ce collectif est devenu une association : Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. Et en janvier 2016, la société Jeferco obtient une autorisation complémentaire permettant d'utiliser du bois de classe B (bois peints, collés, vernis) dans le process de fabrication de son pellet industriel.
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